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Splendide Orchestre Philharmonique de Vienne ! Un cheval fleuri de 3 mètres en l'honneur du cirque

Il s'est produit sous la baguette du chef d'orchestre Gustavo Dudamel, hier soir, dans un Grimaldi Forum archi-comble, faisant triompher la Symphonie Fantastique de BerliozLa Direction de l'Aménagement Urbain de Monaco honore le 250e anniversaire du cirque moderne grâce à une installation végétale, en 3D, dans la roseraie Princesse-Grace

André PEYREGNEJuliette halliez monaco@nicematin.fr Publié le 13/01/2018 à 05:08, mis à jour le 13/01/2018 à 05:08
Gustavo Dudamel, le chef d'orchestre sorti des quartiers pauvres de Caracas,  au Venezuela, a reçu une salve d'applaudissements à la hauteur de son génie.
Gustavo Dudamel, le chef d'orchestre sorti des quartiers pauvres de Caracas, au Venezuela, a reçu une salve d'applaudissements à la hauteur de son génie.

Quoi, nous avions hier soir, devant nous, « en vrai », en chair et en os, l'Orchestre Philharmonique de Vienne - l'orchestre que chaque année nous entendons à la télévision pour le Concert du Nouvel An ?

Cela tenait du rêve. Il était là, oui, dans toute sa splendeur, dans la Salle des Princes du Grimaldi Fo um.

La salle était archi-comble. Depuis des mois, des listes d'attente avaient été constituées, tant la demande avait été forte.

 

Dès son entrée, l'orchestre a été puissamment applaudi. On accueillit comme un souverain ce mythique Philharmonique. Il s'installa à sa façon curieuse, les seconds violons à droite, les contrebasses à gauche.

Puis, comme un bonheur ne vient jamais seul, on a vu arriver en scène celui qu'on peut considérer comme le chef d'orchestre star de notre époque, Gustavo Dudamel - ce génie qui n'est pas sorti d'une lampe comme Aladin mais des quartiers pauvres de Caracas au Venezuela.

Comme « possédé» par sa musique

En un seul geste, il imposa son autorité. Il avait, comme on dit, « son orchestre en mains ». On comprit qu'il lui obéirait au doigt et à l'œil. On ne fut pas déçu ! Il déroula le tapis sombre de l'adagio de la 10ème. Symphonie de Mahler, puis se déchaîna dans les débordements de la Symphonie Fantastique de Berlioz. On le sentait vibrant, comme « possédé » par sa musique. Et cette vibration, il la communiquait à tout son orchestre, jusqu'au dernier pupitre, là où les percussionnistes font rouler des orages.

 

L'orchestre était superbe, déployant un camaïeu de couleurs veloutées, un luxe de contrastes, une rare puissance sonore, faisant preuve d'une cohésion exemplaire, nous offrant au milieu de la symphonie de Berlioz une valse d'un chic fou. On n'en attendait pas moins de l'orchestre viennois !

Cette Symphonie Fantastique, nous l'avions entendue magnifique en décembre par notre Philharmonique de Monte-Carlo. Nous avions alors écrit que c'était l'une des plus belles versions que nous ayons entendues de cette symphonie.

Nous ne retirons rien de cette appréciation.

Simplement, hier, nous en avons entendue une autre. On était à nouveau dans l'exceptionnel. Chanceux que nous sommes ! On ne l'oubliera pas…

Hier après-midi, à l'angle de l'avenue des Ligures, un cheval de trois mètres de haut et d'environ deux cent cinquante kilos, a été gruté pour s'installer dans la roseraie Princesse-Grace. Dans le cadre du 250e anniversaire du cirque moderne, célébré lors du 42e Festival international du cirque de Monte-Carlo qui débutera ce jeudi 18 janvier (lire ci-dessous).

 

Ce cheval cabré est composé d'une structure métallique, scellée par des écrous sur une plaque en fer, pour supporter les coups de vent et recouvert de mousse végétale. Il prend place au milieu d'une piste de sept mètres de diamètre tapissée de sable, entourée d'une « banquette » fleurie grâce à mille kalanchoes rouges et blanches.

Plantes de saison, encore au stade de bouton actuellement, qui fleuriront durant les trois semaines d'exposition. Celles-ci symbolisent les couleurs du cirque et de la Principauté.

« Marquer le coup »

« Tous les ans, à l'occasion de l'édition du Festival international du cirque, nous installons des massifs de fleurs représentant le thème du cirque. Cette année, pour célébrer le 250e anniversaire, nous avons souhaité faire quelque chose de plus exceptionnel », explique George Restellini, chef de section Jardin à la DAU.

À chaque grand évènement organisé en Principauté, la DAU en profite pour montrer le travail de ses jardiniers paysagistes, en créant des installations originales et éphémères. Deux équipes ont travaillé en simultané pour que le cheval, la création de la piste et des fleurs se fassent en une semaine. L'œuvre sera même éclairée de nuit par des petits spots lumineux, pour que les personnes assistant aux représentations du soir puissent l'admirer.

Pourquoi un cheval ?

 

En 1768, Philip Astley invente le cirque moderne en faisant galoper son cheval autour d'une piste pour présenter ses acrobaties. Jusque-là, ses chevaux faisaient uniquement des allers-retours devant le public. Puis, d'autres figures emblématiques du cirque rejoignirent le spectacle petit à petit, mais il resta essentiellement équestre pendant longtemps. Un panneau explicatif sur l'histoire du cirque, va être mis en place dans les prochains jours à côté de l'installation.

Jean-François Ottonello.
Le cheval fleuri sera mis en lumière chaque nuit pour les spectateurs du cirque.
Le cheval fleuri sera mis en lumière chaque nuit pour les spectateurs du cirque. Juliette Halliez.

Offre numérique MM+

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