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Souvenirs de Libération

Mis à jour le 03/09/2016 à 05:07 Publié le 03/09/2016 à 05:07

Souvenirs de Libération

Il y a 72 ans, les forces alliées libéraient Cap-d'Ail, mettant fin à quatre ans d'occupation italienne puis allemande.

Il y a 72 ans, les forces alliées libéraient Cap-d'Ail, mettant fin à quatre ans d'occupation italienne puis allemande. Une période sombre dont le souvenir s'estompe avec les années qui passent. Pourtant, grâce au travail réalisé en 1999 par la médiathèque, une partie de cette mémoire vivante a été recueillie auprès de témoins directs et consignés dans un cahier de souvenirs qui permet de redonner vie à cet épisode de l'histoire de la ville.

Les premiers souvenirs parlent de troupes françaises et de tirailleurs sénégalais traversant la ville. Puis, en juin 1940, les Italiens sont arrivés par le haut et par le bas de Cap-d'Ail. En haut, les habitants se sont d'abord enfermés dans leurs maisons, puis les soldats italiens ont sorti leurs instruments de musique et se sont mis à jouer. Les Cap-d'Aillois, les uns après les autres, ont ouvert leurs portes, ont entouré les envahisseurs mélomanes et ont fini par les applaudir.

Dans le bas, du côté de la frontière avec Monaco, ils sont arrivés à pieds, à vélo ou à dos de mule. Ils réquisitionnent l'Eden où les troupes italiennes seront logées jusqu'en 1942.

Cette année-là, l'ambiance change avec l'arrivée des Allemands. Ils réquisitionnent le Château Malet, le Château Saint-Georges et installent le siège de la Gestapo à la villa les Roses. Ils abattent M. De Alexandris depuis le Château Saint-Georges alors qu'il se rendait à son travail à la Brasserie de Monaco, ou Jean Bono, âgé de 14 ans, alors que celui-ci cueille des figues le long de la voie ferrée.

C'est également l'époque des bombardements alliés qui voyaient fuir le boucher « du haut » à toutes jambes, laissant grandes ouvertes les portes de sa boutique et qui précipitaient les enfants de l'école dans le domaine du Château Malet pour se mettre à l'abri. Les bombes détruiront certaines villas et abîmeront le clocher de l'église.

Et puis, le 3 septembre 1944, les Américains sont arrivés. Le capitaine Walls est entré dans la commune alors que les Allemands étaient encore à l'église. Les enfants d'alors se souviennent des distributions de chewing-gum et la population de la ville de la liesse générale.

C'est cette liesse qui se célèbre chaque année avec une ferveur qui fait de cette commémoration « LA » fête nationale cap-d'ailloise.


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