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Sonates au musée Cocteau : un défi à la météo estivale !

Mis à jour le 02/08/2017 à 05:23 Publié le 02/08/2017 à 05:23
Un duo moldavo-ousbek a interprété, hier, la… « Sonate de la pluie » de Brahms, sous les yeux de nombreux mélomanes dans l'enceinte du musée Cocteau.

Un duo moldavo-ousbek a interprété, hier, la… « Sonate de la pluie » de Brahms, sous les yeux de nombreux mélomanes dans l'enceinte du musée Cocteau. Michaël Alesi

Sonates au musée Cocteau : un défi à la météo estivale !

Il a plu, hier, dans une sonate de Brahms comme il pleuvait jadis dans les vers de Verlaine au cœur d'un célèbre poème.

Il a plu, hier, dans une sonate de Brahms comme il pleuvait jadis dans les vers de Verlaine au cœur d'un célèbre poème.

À l'origine de ce défi à la météo estivale, se trouvaient deux jeunes solistes de premier ordre, la violoniste moldave Alexandra Conunova et le pianiste ouzbek Michael Lifits, tous deux entendus lors du concert de 18 heures au Musée Cocteau.

La sonate qu'ils ont choisi d'interpréter s'appelait en effet la « Regensonate » (« Sonate de la pluie »), car dans son mouvement final, son compositeur Brahms a repris un thème qu'il avait précédemment utilisé dans une « Mélodie de la pluie ». Tandis que le thème ruisselait sous l'archet de la violoniste et entre les doigts du pianiste, le (nombreux) public apercevait par les fenêtres du musée, les silhouettes des baigneurs qui, inondés de soleil, rentraient de la plage. Spectacle contrasté de l'été à Menton !

Que la musique soit un langage universel, voilà qui est une vérité établie depuis la nuit des temps. Le Festival de Menton en apporte chaque jour la preuve. Preuve, donc, hier, avec ces deux jeunes solistes moldave et ouzbek qui, il y a six ans, se sont rencontrés au conservatoire de Hambourg en Allemagne et, depuis, forment un admirable duo.

Lorsqu'ils se parlent, ce n'est point dans les langues originales de leurs pays mais en Brahms et en Prokofiev - et le public, heureux, les comprend.

Brahms et Prokofiev sont en effet les deux compositeurs qu'ils ont interprétés hier.

On admira l'ampleur de leur discours. Il n'y avait rien de bousculé, de précipité dans leur jeu. Ils prenaient le temps de répandre leurs belles sonorités. Ils ne jouaient pas comme des « jeunes » mais comme des « maîtres ». Total respect !

Ils créaient autour d'eux un climat de sérénité. Bien sûr, lorsque leur partition l'exigeait, ils savaient bondir. Alors, leur virtuosité étincelait. Ce fut le cas dans la sonate de Prokofiev.

Et là, soudain, le soleil était revenu…


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