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Sommets beethovéniens au Parvis Saint Michel

Mis à jour le 11/08/2017 à 05:34 Publié le 11/08/2017 à 05:34
Hier soir, Lars Vogt était au clavier et, tout en jouant, il dirigeait l'orchestre.

Hier soir, Lars Vogt était au clavier et, tout en jouant, il dirigeait l'orchestre. Michael Alesi

Sommets beethovéniens au Parvis Saint Michel

L'audition intégrale des concertos pour piano de Beethoven, entreprise en 2016, s'est poursuivie hier à Menton

L'interprétation complète des cinq concertos pour piano et orchestre de Beethoven a été commencée l'an dernier au Festival de musique de Menton avec le pianiste allemand Lars Vogt et l'orchestre anglais Royal Northern Sinfonia.

Elle s'est poursuivie hier soir devant une salle comble, en présence de Jean-Claude Guibal, maire de Menton, président de la Communauté d'agglomération et Colette Giudicelli, sénateur des Alpes-Maritimes.

Après les concertos numéros 1 et 3, programmés en 2016, on a entendu hier les numéros 2 et 4. Il ne reste plus à entendre que le cinquième, le « Concerto de l'Empereur », prévu pour l'an prochain.

Tout le monde se souvient de la merveille du concert de l'année dernière. Aussi, pour hier soir, les places avaient-elles été vendues depuis plusieurs mois.

Est-ce possible à dire, le concert nous paru encore plus beau que celui de l'an dernier ! Le pianiste et l'orchestre ont atteint une totale plénitude dans l'art d'interpréter Beethoven.

Que sera-ce l'an prochain avec le concerto de l'Empereur ? Lars Vogt était au clavier et, tout en jouant, il dirigeait l'orchestre. Le piano n'était pas placé le long de la scène, devant l'orchestre, comme cela se fait d'habitude, mais s'enfonçait au milieu des violons afin que, depuis son clavier, le pianiste puisse avoir un regard circulaire sur l'ensemble des musiciens. Parfois, il se levait pour donner un nouvel élan à son orchestre.

Mais celui-ci n'en avait pas besoin. Il suivait le soliste comme un seul homme, précis et puissant, déployant des sonorités veloutées ou éclatantes.

Nous avons préféré cet orchestre au Sinfonietta de Hong Kong entendu au début du festival. Quant au pianiste, souverain avant même d'être empereur, il faisait preuve, dans les passages lents comme dans les traits rapides, d'une sorte de sérénité - comme si, on ne sait par quel miracle, l'esprit de Beethoven était entré en lui. Sur le Parvis, il y a de ces miracles dont seul Saint Michel, peut-être, connaît le secret !

Beethoven disait : « La musique est une révélation plus haute que toute sagesse et toute philosophie ». Cette phrase, hier soir, prenait tout son sens.


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