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Six récifs artificiels immergés dans la baie

Mis à jour le 03/11/2017 à 05:26 Publié le 03/11/2017 à 05:26
Chaque récif pèse 2,5 tonnes.
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Six récifs artificiels immergés dans la baie

Transportés depuis le port de Fontvieille, ils ont été mis à l'eau hier matin dans la réserve naturelle du Larvotto. Objectif : restaurer un habitat naturel pour le milieu marin

Fatiguée mais heureuse. Jacqueline Gautier a le sourire en pensant que les récifs sont désormais à l'eau. C'était le souhait de la présidente de l'association monégasque pour la protection de la nature (AMPN), gestionnaire des aires marines protégées de Monaco, que de voir ces équipements rejoindre la réserve naturelle du Larvotto.

Hier midi, six récifs artificiels, ont été immergés dans la baie du Larvotto, posés à 27 mètres de profondeur, sur un fond sablonneux, malgré une mer capricieuse. C'est une première en Méditerranée « et au niveau mondial de par la taille de ces récifs », confirme la Fondation Prince Albert II qui supporte le projet.

2,5 tonnes chacun

En effet, ces équipements, transportés depuis le port de Fontvieille sont le résultat d'une technologie novatrice. Six masses, mensurations : 1m20 par 2 mètres, qui pèsent chacune 2 500 kilos et ont été réalisées, via une imprimante 3D, à base de produits naturels : du sable de Dolomite, lié avec de la cendre volcanique. La réalisation est signée par la société néerlandaise Boskalis, et le tout ressemble à une sorte de grand champignon de sable, comme extirpé d'un dessin animé, sans effet nocif pour l'environnement.

« Les récifs artificiels classiques étaient auparavant des blocs de béton, dont des adjuvants rejetés qui peuvent être nocifs. Là nous avons un équipement sans danger pour l'environnement et pour une colonisation optimale, qui sera de meilleure qualité pour notre réserve qui est un laboratoire naturel », explique Jacqueline Gautier.

Expérimental

C'est la principale destination de ces six récifs immergés : améliorer l'espace sous-marin pour faciliter la restauration d'un habitat naturel pour le milieu subaquatique.

« Ce qui est formidable avec ces récifs réalisés avec une imprimante 3D, c'est que l'on peut adapter le design aux besoins des espèces, avec des formes et des cavités qui peuvent les attirer », continue la présidente de l'AMPN.

Le mérou, par exemple, a besoin de scruter son environnement et de se protéger. Il pourrait naturellement faire d'une cavité de ce récif, sa tanière.

Ce projet dans la réserve naturelle du Larvotto est annoncé comme expérimental, pour voir si poissons et invertébrés colonisent les lieux. Il sera placé sous l'œil des scientifiques jusqu'en 2 022.

En parallèle, des programmes de recherche ont été lancés par le professeur Patrice Francour du laboratoire Ecomers pour sélectionner les substrats les plus favorables à la colonisation ultérieure par la faune et la flore, ou pour développer une méthode de mesure précise de la complexité structurale des récifs artificiels.

Michael Alési
Transportés par voie d'eau jusqu'au Larvotto, les récifs ont ensuite été immergés dans la réserve naturelle, à 27 mètres de profondeur.
Transportés par voie d'eau jusqu'au Larvotto, les récifs ont ensuite été immergés dans la réserve naturelle, à 27 mètres de profondeur. Patrice Francour/Ecomers

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