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Six mois ferme pour un vol de bijoux estimé à 60 000€

Mis à jour le 27/12/2018 à 05:19 Publié le 27/12/2018 à 05:19
Au tribunal de Monaco.	(Archive N.-M.)

Six mois ferme pour un vol de bijoux estimé à 60 000€

Les raisons de son comportement demeureront obscures.

Les raisons de son comportement demeureront obscures. Car ce Portugais d'une vingtaine d'années était absent à l'audience afin d'expliquer les motivations qui l'ont poussé à voler quelque 60 000 euros de bijoux chez une résidente, où la mère allait faire le ménage. C'était même plutôt rassurant de ne pas le voir comparaître ! Le jour de sa précédente convocation, heureusement, policier et appariteur avaient vite anticipé son geste funeste. Il avait l'intention de mettre fin à ces jours en se jetant d'une falaise du Rocher…

Au tribunal correctionnel, instruction et plaidoiries ont souvent oscillé entre inconscience et conscience. D'emblée, la plaignante a fait valoir sa suspicion.

« L'armoire où j'avais déposé les bijoux n'était pas fermée à clef. Au sein de ma famille, impossible d'accuser mon père ou mes enfants. Ce ne pouvait être que ma nouvelle femme de ménage… Quand on en a parlé, elle m'a raconté l'histoire de son fils qui l'avait accompagné pour l'aider. J'ai essayé d'obtenir la restitution des bagues, montres, colliers… Mais en vain ! J'ai constaté un dommage financier et affectif. Pour la disparition de ces joyaux signés Chopard, Chaumet, Cartier, j'ai subi un préjudice estimé à 60 000 euros. Grâce à la police monégasque, j'ai pu récupérer une partie des pièces les plus intéressantes sur les vingt bijoux dérobés. La mère est responsable en faisant venir son fils à problèmes dans mon appartement ! »

Un Portugais résidant à Menton

Le président Jérôme Fougeras Lavergnolle relate à la suite l'enquête des policiers.

« Les inspecteurs ont relevé des traces papillaires qui correspondent aux empreintes du prévenu. À ce moment, il fréquentait une jeune fille qui ignorait totalement le vol des bijoux. Plus tard, elle est revenue sur ses déclarations et dénonçait son copain qui a revendu ces objets de valeurs auprès de commerces en Italie. Au dossier, figurent quatre reçus de 493 euros, 480 euros, 495 euros et 200 euros. Le coupable n'a jamais contesté que sa petite amie avait effectué les démarches à Vintimille sous la contrainte et les menaces. »

Puis la jeune fille s'approche de la barre pour avouer son « obéissance. Comme il était sans profession, il s'est vite montré violent pour obtenir l'argent. J'avais même pensé aux conséquences d'une séparation. »

Le magistrat en vient aux sommes apparaissant sur le relevé de compte de la prévenue. « Il y avait 3 800 euros et vous avez certainement profité de cadeaux… Aviez-vous conscience que cet argent provenait d'un vol ? »

La jeune Roquebrunoise n'est pas en mesure de répondre, d'autant qu'elle n'avait aucune information sur le détenteur des bijoux. « Pour les séjours offerts, là aussi je ne savais pas d'où provenait l'argent. »

Finalement, la personnalité de ce Portugais résidant à Menton démontre une succession de troubles et de problèmes psychologiques. Et un casier judiciaire entaché de quatre condamnations pour vols, recel de vol et conduite sans permis.

Toutefois, pour le premier substitut Olivier Zamphiroff, « le prévenu doit être déclaré responsable sans état de démence. C'est un délinquant ! On aurait dû le sanctionner dès son premier vol en 2013. Il faut attendre 2 017 pour prendre une mesure éducative. Il faut vous orienter vers une peine avec sursis de six à huit mois. Quant à Mademoiselle, son action n'efface pas un rôle important dans l'infraction : un mois avec sursis. »

Une enfance dans la violence

Afin de défendre la jeune fille, Me Christophe Ballerio va plaider la contrainte afin d'éviter une sanction pénale à sa cliente.

« Aujourd'hui, elle a encore peur et va tout de même concourir à la découverte de la vérité avec la piste italienne. C'est une erreur de parcours… » Me Hervé Campana reconnaît que « le prévenu doit payer pour les circonstances factuelles de l'infraction. Mais son expertise judiciaire nous apprend une enfance passée dans la violence. Un gamin ballotté dans des familles d'accueil. C'était la patate chaude… Avec pareil traitement, son fonctionnement cérébral a été altéré. Cette situation nécessite le sursis. »

Le tribunal condamnera le jeune Portugais à six mois de prison ferme et sa compagne à un mois avec sursis. Ils devront verser la somme de 10 000 euros à la partie civile.


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