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Serge Telle : Le Grand Prix n'est pas en danger !

Mis à jour le 21/05/2016 à 05:09 Publié le 21/05/2016 à 05:09
Serge Telle à Michel Boeri : « Le Grand Prix, c'est Monaco ; Monaco, c'est le Grand Prix. Ceci n'est pas négociable. »

Serge Telle à Michel Boeri : « Le Grand Prix, c'est Monaco ; Monaco, c'est le Grand Prix. Ceci n'est pas négociable. » A.C.

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Serge Telle : Le Grand Prix n'est pas en danger !

Le Ministre d'État a clairement dit au président Boeri, hier, que rien ne viendrait jamais mettre en péril le Grand Prix. Une réponse claire à l'inquiétude que suscite un gros projet immobilier…

Le Grand Prix de Monaco est-il « en danger », comme nous l'avons titré en Une de Monaco-Matin mardi 17 mai ? Les inquiétudes du président de l'Automobile Club sont-elles fondées ?

Michel Boeri redoute que le projet immobilier porté par le groupe Caroli, comprenant un immeuble, deux musées, mais aussi des restaurants, des bars, des bureaux et des commerces, ne mette en péril le Grand Prix de Formule 1 et, en cascade, l'ensemble des épreuves automobiles à Monaco. Rien de moins.

Le musée Grimaldi et le Centre de l'homme et de la mer ne sont pas en cause. Leur emplacement au bout du quai Albert-Ier ne gêne en rien l'organisation du Grand Prix. L'ennui, c'est le site d'implantation de l'immeuble. Pile poil sur la zone où sont parqués les camions de télévision chargés de retransmettre le Grand Prix sur les écrans du monde entier. Dans le jargon, on appelle ce secteur le « TV Compound ». Selon les règles de Formula One Management, il est obligatoire de disposer de 4 000 m2 et d'un rayon de braquage de 30 mètres pour les camions. Or, l'opération immobilière, si elle devait voir le jour en l'état, ne permettrait plus à l'ACM de disposer de l'espace suffisant pour le TV Compound.

Soutien gouvernemental

D'où l'inquiétude légitime de l'organisateur du Grand Prix de F1. Hier matin, trois jours après avoir tiré le signal d'alarme dans nos colonnes, Michel Boeri a reçu un coup de fil de Serge Telle, le Ministre d'État. Un déjeuner impromptu a été organisé dans la foulée, au restaurant de l'ACM.

« Je suis venu rendre visite au président de l'Automobile Club, confie le chef du gouvernement princier. Nous avons évidemment parlé du Grand Prix. Et je lui ai sereinement indiqué que, non, le Grand Prix n'était pas en danger. Il se déroulera normalement la semaine prochaine, mais aussi dans un an, dans dix ans. Le Grand Prix, c'est Monaco ; Monaco, c'est le Grand Prix. Ceci n'est pas négociable. »

La position du chef du gouvernement est très claire. Rien ne devra mettre en danger la pérennité du Grand Prix et, de manière générale, du sport automobile en Principauté. Le projet immobilier du groupe Caroli et tous les autres à venir ne seront jamais prioritaires.

Mais alors, comment faire ? Le permis de construire déposé par la société Samegi (groupe Caroli) est en cours d'instruction. Et les promoteurs assurent que « des solutions alternatives » peuvent être trouvées « dans l'intérêt et avec la bonne volonté de toutes ces institutions », l'ACM singulièrement.

À ce stade, Michel Boeri n'en voit pas. Il juge indispensable de disposer de l'espace actuel et maintient : « Pas de TV Compound, pas de Grand Prix ! »

Interrogé hier sur ce bras de fer qui oppose Michel Boeri et Antonio Caroli, le chef du gouvernement princier a refusé de répondre à toute question concernant l'avenir du projet porté par le groupe Caroli. « C'est un autre sujet, indique Serge Telle. Ce qui est en jeu aujourd'hui, c'est l'avenir du Grand Prix. Je le répète, je le dis solennellement ici, dans les murs de l'Automobile Club, ceci n'est pas négociable. Pour le gouvernement princier, le Grand Prix fait partie de l'histoire et du futur de Monaco. »

Quelle solution ?

Un soutien sans faille qui, comme l'a rappelé Serge Telle, s'est manifesté lorsque la Principauté a tenté de recueillir le Grand Prix électrique défaillant de Moscou au dernier moment. « Nous avons déployé tous les efforts possibles pour faire rentrer ce ePrix dans le calendrier sportif monégasque. On fait parfois des choses impossibles à Monaco mais pas toujours des miracles… »

Contacté hier, Antonio Caroli n'a pas souhaité réagir. « Pour l'instant », a-t-il indiqué, lâchant simplement au passage que, « c'est évident, rien ne sera jamais fait pour mettre en péril le Grand Prix ».

Sur le fond, en fin de compte, tout le monde est d'accord. Il reste maintenant à savoir si une solution acceptable par tous pourra être trouvée ou si le projet à 500 millions d'euros de création d'un nouveau quartier sur le port, tout à fait séduisant au demeurant, sera tout bonnement sacrifié sur l'autel du sport automobile.

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