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Sécurité au Carnaval : il faudra soigner son déguisement

Accoutrements volumineux et armes factices proscrits. Cette mesure figure dans le dispositif acté avant-hier lors de la réunion au ministère de l'Intérieur, avant le début des festivités le 13 à Nice

Publié le 07/02/2016 à 05:08, mis à jour le 07/02/2016 à 05:08
En octobre dernier, à la veille d'Halloween, la direction départementale de la sécurité publique avait déjà passé le message en mode humoristique via Twitter.	(Photomontage DDSP 06)
En octobre dernier, à la veille d'Halloween, la direction départementale de la sécurité publique avait déjà passé le message en mode humoristique via Twitter. (Photomontage DDSP 06)

Le précédent « Barracuda » aura donc servi de leçon. Le 17 février 2015 à Nice, un ado qui se rendait au carnaval de son lycée vêtu à la mode Mister T de l'Agence tous risques avait mis en émoi les services de police. Depuis, celle-ci met en garde contre les déguisements potentiellement anxiogènes et les armes factices. Ce sera encore le cas du 13 au 28 février, pour ce Carnaval 2016 à l'heure de l'état d'urgence.

Cette mesure préventive figure dans l'arsenal sécuritaire arrêté avant-hier, lors de la réunion de travail organisée au ministère de l'Intérieur, autour de Carnaval mais aussi de la Fête des citrons de Menton (13 février - 2 mars). « Les déguisements volumineux et/ou accompagnés d'armes factices sont proscrits. Il en va de même évidemment pour les objets considérés comme dangereux (couteaux, ciseaux…), qui seront immédiatement confisqués et détruits », indique la préfecture des Alpes-Maritimes dans un communiqué.

En octobre dernier, à la veille d'Halloween, la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) avait passé le message sur Twitter en mode humoristique. Depuis, les attentats du 13-Novembre ont prouvé que la menace était plus réelle que jamais.

 

Aussi les forces de l'ordre, qui ont déjà largement à faire par ailleurs, ne plaisanteront pas avec les déguisements malvenus. À l'instar du code pénal. Le déclenchement d'une fausse alerte est passible de deux ans de prison et 30 000 € d'amende. Et l'exhibition d'une arme est assimilable à des violences volontaires, pouvant coûter jusqu'à cinq ans de prison...

Tous sur le qui-vive

Comme prévu, le détail du dispositif pour ce carnaval sous très haute surveillance reste confidentiel, sécurité oblige. La préfecture s'en tient à rappeler que toutes les forces de sécurité intérieure seront sur le pont : police nationale, gendarmerie, militaires, police municipale, Sdis 06, Samu et sécurité civile. Plusieurs compagnies de CRS sont attendues pour étoffer ce dispositif panaché, entre uniformes bien visibles et agents en civils fondus dans la foule. Mot d'ordre pour les participants : « Sécurité, vigilance et civisme ».

Comme annoncé dans notre dossier du 3 février, la sécurité privée a été renforcée afin de procéder à des palpations de sécurité, fouilles de sacs et détections de métaux. Les points d'accès routiers et piétons seront contrôlés par des policiers nationaux en uniforme ou en civil, en liaison avec le centre de supervision urbain et le centre d'information de la DDSP 06.

 

Certaines festivités dont les carnavals de quartier ont été annulés, tout comme la participation des enfants aux corsos carnavalesques. Le carnaval indépendant, lui, ressuscitera aujourd'hui à 14 heures, après huit ans d'interruption pour cause d'échauffourées.

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