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Scooter immobilisé : chaîne sciée pour ne pas payer 112 €

Mis à jour le 17/02/2018 à 05:13 Publié le 17/02/2018 à 05:13
L'ancien employé de Monaco Parkings, qui aurait agi ainsi pour se venger de son ancien supérieur, écope d'une amende de 2 500 €.

L'ancien employé de Monaco Parkings, qui aurait agi ainsi pour se venger de son ancien supérieur, écope d'une amende de 2 500 €. Jean-François Ottonello

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Scooter immobilisé : chaîne sciée pour ne pas payer 112 €

Ce n'est pas un secret !

Ce n'est pas un secret ! Les conducteurs de deux-roues se jouent bien souvent de la réglementation pour trouver une place de stationnement en Principauté. Mais un jeune Monégasque a abusé des possibilités offertes par le service public dans le domaine des emplacements mis à la disposition des usagers. Il a squatté le parking des Moulins en laissant son scooter plus de deux mois au niveau E sans verser le moindre centime de redevance le jour de son départ…

Par quels moyens a-t-il pu s'affranchir des frais de stationnement ? Son cas a été évoqué devant le tribunal correctionnel, mais en l'absence du prévenu à l'audience. Le 3 mars dernier, cet individu peu scrupuleux gare son engin dans le parc à véhicules de la place des Moulins, à Monte-Carlo. Les trente jours dépassés, la procédure aboutit à l'immobilisation coercitive de tout moyen de locomotion : en l'occurrence, avec une chaîne fermée par un cadenas. Une manière de s'assurer que l'utilisateur s'acquitte bien de la redevance de stationnement.

Un ancien employé de Monaco Parkings

Or, le 16 mai suivant, le gardien constate que le scooter, pourtant immobilisé par le gros collier en métal, a disparu. Le cadenas a été sectionné et jeté avec la chaîne au fond d'un box.

Un rapide coup d'œil aux enregistrements de vidéosurveillance permet d'observer le manège d'une fourgonnette rentrée la veille vers 13 h 33. L'utilitaire s'arrête au niveau du deux-roues et deux hommes en descendent pour le récupérer. Quelques manipulations plus tard, un des personnages remonte dans la camionnette et l'autre enfourche l'engin. Ils franchissent la sortie à 13 h 44.

Cette technique, pour éviter l'astreinte, semble assez bien fonctionner, car aucun des deux ne prend la peine de dissimuler son visage. En regardant de plus près les vidéos de la scène, le gardien reconnaît un ancien employé de Monaco Parkings.

« Identifié, annonce le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle, le fautif est convoqué à la Sûreté publique. Il reconnaît les faits, tout en définissant sa manœuvre comme une forme de vengeance contre son ancien supérieur. »

« Comportement lamentable »

Et le président de poursuivre : « Le mis en cause aimerait connaître les raisons de l'immobilisation de son scooter. Car il est formel : "Cette procédure de contrainte est seulement applicable aux étrangers de passage." En fait, il n'existe aucune règle spécifique : allochtones et autochtones ont droit au même traitement. Au cours de son interrogatoire, le prévenu a refusé de dévoiler le nom de son complice. Il a tout de même accepté de régler les 112 € de redevance, sans s'acquitter toutefois des 10 € supplémentaires pour la destruction de l'antivol. »

Cette façon d'agir déplaît au procureur Cyrielle Colle : « Sous prétexte que l'individu est employé par l'État, il se comporte lamentablement pour ne pas sortir 112 € de sa poche. De plus, il a sectionné le cadenas qui est un bien public. Vous prononcerez une peine de 2 500 € d'amende plus une contravention de 75 €. »

Le tribunal, condamnera le prévenu par défaut en suivant les réquisitions du ministère public.


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