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Sanglier(s) du Careï : Un phénomène ponctuel

Mis à jour le 06/11/2018 à 05:08 Publié le 06/11/2018 à 05:08
De la terre labourée et des pelouses retournées en plein Careï : ce serait l'œuvre de sangliers. Un spécimen a d'ailleurs été repéré dans le quartier, récemment, comme le montre une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

De la terre labourée et des pelouses retournées en plein Careï : ce serait l'œuvre de sangliers. Un spécimen a d'ailleurs été repéré dans le quartier, récemment, comme le montre une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. : archives Adeline Lebel, DR et capture d'écran vidéo Facebook

Sanglier(s) du Careï : Un phénomène ponctuel

Pelouses labourées, terre retournée, suidé traversant la route : ces images ont fait le tour du web mentonnais la semaine dernière. Il s'agirait d'un événement isolé, selon plusieurs témoignages

La nuit est tombée sur Menton. Une voiture navigue dans le Careï, et traverse le quartier résidentiel. Tout semble calme. Jusqu'à ce que l'automobile s'approche de l'une des courbes de l'artère. Là, un sanglier apparaît. L'ongulé est de taille plutôt conséquente, et traverse la route sans trop se presser. C'est ce que montre une vidéo publiée la semaine dernière sur le réseau social de partage de vidéos et photos Snapchat. Depuis, la séquence a été partagée des dizaines de fois, et elle a fait le tour du web mentonnais. Ce n'est pas tout. Jeudi dernier, d'autres images apparaissent sur Facebook. Les photos montrent des pelouses labourées, de la terre retournée. « Photos de moi. Au Careï… Sanglier hier… », dit la légende des clichés, publiés sur le groupe « Tu sais que tu as vécu à Menton quand ». Deux témoignages concomitants évoquant la présence de suidés dans le quartier, rehaussés par des images plus que parlantes. Et appuyés par plusieurs déclarations, sur les réseaux sociaux, qui sembleraient indiquer que ce n'est pas la première fois qu'un spécimen croise dans le secteur. « Une nuit, j'en ai vu un faire pareil sur la pelouse en bas de chez nous, à lui tout seul il a tout retourné pendant la nuit », dit l'une des membres du groupe Facebook. « À l'Annonciade, les sangliers s'en donnent à cœur joie », abonde une dame. Alors, faut-il y voir le signe d'une présence répétée de ces animaux, ici, quelques centaines de mètres sous la piscine Alex-Jany ? Non, selon plusieurs habitants du quartier croisés sur place, du côté des pelouses en question où sont depuis intervenus les agents de la Ville.

Une résidente, qui ne souhaite pas donner son prénom et promène son chien : « C'est la première fois que je vois des trous » comme ça, en dix ans dans le quartier. La dame a toutefois déjà repéré des spécimens, mais un peu plus haut. « Une fois, j'en ai vu à l'Intermarché du Borrigo, dit-elle. Il y avait toute une famille ». C'était un après-midi, voici « des années ».

Quelques mètres plus loin, un autre témoignage va dans le même sens : « C'est la première fois que j'entends parler de sangliers ici », confirme Georges, 81 ans dont 42 au Careï.

Alors, les sangliers dans le quartier, événement répété ou anecdotique ? « C'est un phénomène ponctuel », tranche Philippe Lorenzi. Président de la Société communale de chasse de Menton, il est particulièrement bien placé pour jauger la situation. Notamment parce que les chasseurs opèrent lors de battues administratives organisées très régulièrement sous l'égide d'un lieutenant de louveterie (1).

Mais… « les sangliers en zone périurbaine deviennent un problème depuis quelques années », souligne-t-il. Philippe Lorenzi pointe d'abord un double phénomène : d'un côté, la « prédation », les « loups qui descendent assez bas » (2) ; de l'autre la « sécheresse ». Il y a aussi « l'urbanisation qui est allée consommer de l'espace », les propriétés « pas débroussaillées », « les gens qui nourrissent » les suidés, ou encore les poubelles dans lesquelles les animaux viennent se sustenter. Mais le sanglier n'est pas le seul exemple d'animaux sauvages s'approchant de secteurs habités. « On constate qu'énormément de chevreuils descendent vers le littoral », ajoute Philippe Lorenzi. Peut-être que l'un d'eux marchera jusqu'au Careï. Et qu'une vidéo de cervidé évoluant dans le quartier rencontrera le même succès que celle du sanglier sur le web mentonnais…


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