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Salle de prière fermée : Les gens n'en parlent pas

Mis à jour le 06/01/2016 à 05:09 Publié le 06/01/2016 à 05:08

Salle de prière fermée : Les gens n'en parlent pas

C'était il y a un peu moins de deux mois. Un « lieu de culte clandestin » de l'avenue Pasteur était provisoirement fermé. L'événement n'a pas bouleversé la vie du quartier des Moneghetti

Les haussements d'épaules se succèdent. Les hochements de tête aussi. Même chose pour les sourires un peu désolés. Sur la « fermeture provisoire du lieu de culte clandestin », avenue Pasteur à Beausoleil, il y a un peu moins de deux mois, les riverains ont peu de choses à dire. Du kiosque qui encaisse jeux à gratter et magazines aux riverains croisés sur place, en passant par le local associatif voisin, tous les propos vont dans le même sens. Non, la fermeture provisoire du local de l'avenue Pasteur où se seraient réunis, selon l'arrêté préfectoral placardé sur la porte, des « individus appartenant à la mouvance islamiste radicale », n'a pas eu d'impact particulier sur la vie des Moneghetti.

« Un savoir-vivre ensemble épatant »

Ce quartier résidentiel, ceux qui le fréquentent le qualifient volontiers d'« assez convivial », de « familial ». « Au Carrefour, tout le monde se mélange, tout le monde se dit bonjour », relève une dame.

À l'église du Sacré-Cœur voisine, le père Olivier Mathieu dresse un constat du même registre. L'endroit est « un peu particulier, pluriculturel, observe-t-il depuis la jolie église. Il y a un savoir-vivre ensemble qui est épatant. Cela va des salutations dans les rues à des regards, des sourires, des conversations dans les magasins. ». Et la fermeture du local au rez-de-chaussée du bâtiment à la façade claire, sur trois niveaux, n'y a rien changé. Pas plus qu'il n'a fourni de sujet de discussion. « On a dû m'en parler deux fois », se souvient-il.

Les autres acteurs du quartier, commerçants ou habitants, disent la même chose. Gérard Spinelli aussi. Selon le maire de Beausoleil, le sujet n'est pas de ceux qui agitent les conversations en ville.

« Les gens n'en parlent pas, relève-t-il. Il n'y a pas d'échos. » Il insiste sur le caractère privé du local. Au final, c'est un commerçant d'une rue voisine qui résume le mieux le ressenti global, avec une formule bien sentie : « Les arbres ne se sont pas mis à fleurir, les billets ne se sont pas mis à pleuvoir. »

De son côté, une habitante de l'avenue Pasteur en train de rentrer chez elle se souvient de l'intervention. « On se demandait ce qu'il se passait, retrace-t-elle. Évidemment, il y a toujours un peu d'appréhension. Mais je ne me suis pas inquiétée plus que ça. »

D'ailleurs, plusieurs autres riverains ne se souviennent pas de « problèmes » liés au local. Un fidèle du lieu et des passants croisés là le jour de l'intervention des forces de l'ordre avaient assuré la même chose (1).

Ceux qui fréquentaient le local, eux, ressentiraient « de l'incompréhension, en général », d'après un commerçant qui en sert certains. Et selon lui, « ils sont assez déçus ».


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