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Saison estivale réduite :

Mis à jour le 06/03/2016 à 05:08 Publié le 06/03/2016 à 05:08
A Nice, les MNS-CRS assurent la surveillance de la plage des Ponchettes. Mais la ville réfléchit à une alternative pour cet été, échaudée par les contraintes de cette saison.

A Nice, les MNS-CRS assurent la surveillance de la plage des Ponchettes. Mais la ville réfléchit à une alternative pour cet été, échaudée par les contraintes de cette saison. archives Nice-Matin

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Saison estivale réduite :

L'Etat a ramené la saison sur les plages à un mois, du 20 juillet au 22 août. Motif : l'Euro de foot et l'état d'urgence. Les CRS nageurs-sauveteurs montent au créneau, avec le soutien des maires

Rares sont les occasions de croiser un policier au travail en maillot de bain. C'est pourtant le cas des CRS maîtres nageurs-sauveteurs (MNS) qui, depuis 1955, veillent sur nos plages chaque été. Lunettes de soleil sur le nez, teint hâlé, vigilant mais souriant : le CRS-MNS contraste avec l'image qui colle à l'uniforme de ses camarades. Mais aujourd'hui, il craint d'être assimilé à une espèce en voie de disparition.

Depuis plusieurs années en effet, l'État rogne sur cette mission historique des Compagnies républicaines de sécurité. Réduction discrète des effectifs par-ci, temps de présence raccourci de quelques jours par-là… Mais cet été, le coup de rabot ne passera pas inaperçu : pas de CRS sur les plages avant le 20 juillet, ni après le 22 août.

Cinq communes touchées

Ce sont les préfets qui se sont chargés d'annoncer la nouvelle aux maires concernés. Motifs invoqués : l'Euro de foot, qui se tient en France du 10 juin au 10 juillet, et l'état d'urgence exigeraient de mobiliser ces CRS sur d'autres terrains.

L'an dernier, les Alpes-Maritimes ont bénéficié de 22 fonctionnaires sur un total de 117 affectés à la façade méditerranéenne. Le Var, premier département touristique, en a reçu 30. Combien seront-ils cette année ? Trop tôt pour le dire. Mais l'annonce de leur présence limitée à un mois suffit à susciter l'inquiétude, voire la colère des maires des cinq communes concernées. Pour cette saison, Nice réfléchit d'ores et déjà à confier aux sapeurs-pompiers l'unique poste des CRS.

A Nice, Cannes, Vallauris, Villefranche et Cap-d'Ail, la présence des CRS sur les plages communales fait pourtant partie du décor. Elle apporte, surtout, un énorme plus pour la sécurité et la tranquillité de tous, plaident les maires.

« On a moins de pratique que les sapeurs-pompiers qui sont présents sur les plages trois mois par an, mais on a les mêmes diplômes et les mêmes prérogatives, résume le brigadier Frédéric Lacroix, délégué local des MNS-CRS pour le syndicat Unité-SGP. A cela s'ajoute un travail de police qui, l'été, constitue l'essentiel de notre travail. Quand on est là, la plage change d'aspect : beaucoup de gens font demi-tour quand ils voient le sigle CRS sur un t-shirt ! »

Pourtant, ces effectifs ne cessent d'être « grignotés ». En vingt ans, les MNS-CRS sont passés de 1 000 à 460 répartis sur 97 stations balnéaires, traduisant un désengagement de l'Etat. Pour le président de l'Association nationale des élus du littoral (Anel), Jean-François Rapin, sénateur du Pas-de-Calais, « l'État doit annoncer clairement sa volonté. Il faut que le dispositif de sortie soit convenu avec les collectivités locales et qu'il fasse au moins l'objet d'un moratoire de deux ans ».

Pour qui la facture ?

Mais le cœur du problème réside dans la volonté des pouvoirs publics de faire payer les communes qui reçoivent des CRS. « Il s'agirait désormais, outre la prise en charge de l'hébergement, de rembourser à l'État les salaires. Ce n'est pas admissible ! Cela va générer des inégalités entre communes, les riches qui pourront payer et les plus pauvres qui n'en auront pas les moyens », dénonce le président de l'Anel.

En janvier dernier, le maire de Cannes, David Lisnard, s'était insurgé contre cette tendance dans un courrier au vitriol. Quant aux principaux intéressés, leurs syndicats s'insurgent contre l'idée que des fonctionnaires de police puissent être rémunérés par des collectivités locales. « Notre seul employeur, c'est le ministère de l'Intérieur ! »

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