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Sa Majesté Belem en escale à Monaco ce week-end

Mis à jour le 23/09/2016 à 05:13 Publié le 23/09/2016 à 05:13
La dernière visite du Belem en Principauté remonte à 2013. Un spectacle dont on ne se lasse pas.

La dernière visite du Belem en Principauté remonte à 2013. Un spectacle dont on ne se lasse pas. Photo JFO

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Sa Majesté Belem en escale à Monaco ce week-end

Le plus fameux et dernier des trois-mâts français « barques » a accosté devant le Yacht-club hier après-midi, où il accueillera le public jusqu'à dimanche soir pour des visites intégrales

Sa Majesté ne pouvait pas mieux tomber. Entre la 21e Journée du patrimoine, ce dimanche en Principauté, et l'afflux des premiers yachts pour le Monaco Yacht Show qui débutera le 28 septembre, le Belem s'est offert une vitrine de choix en jetant l'ancre dans le port Hercule hier après-midi.

« C'est agréable dans le sens où le Belem, qui était un yacht à l'époque, côtoie de nouveau des yachts », témoigne le commandant Gweltaz Thirion. Un Breton pur et dur au look rock'n'roll qui, au terme d'une longue et délicate manœuvre d'accostage, a relaté les spécificités de sa prestigieuse embarcation. « Le Belem est déjà venu à Monaco mais pour moi, c'est la première fois. Ce n'est pas compliqué de manœuvrer dans le port car il y a de la place pour éviter, en revanche c'est certain qu'il faut faire attention. Le Belem manœuvre bien mais il n'a pas tous les équipements modernes des yachts qui font ce qu'ils veulent au centimètre près. Le Belem n'a que deux hélices et un safran. Et un énorme fardage, c'est-à-dire une grande surface exposée au vent. »

Des stages d'initiation permanents

Autant dire qu'au moment de « garer » le mastodonte de bois à quelques centimètres d'un yacht hyper luxueux, le personnel de ce dernier n'a pas quitté le pont hier, le plus souvent pare-battages en mains.

Rien de surprenant pour le chef mécanicien, Sylvain Delamare, novice dans les eaux monégasques mais habitué des parades de yachts aux abords des îles de Guernesey et Jersey.

La passerelle fixée, les premiers curieux braquaient déjà leurs appareils photos vers le « yacht de l'armement Crouan».

Parti de Nice hier matin, le trois-mâts a vogué paisiblement jusqu'aux côtes mentonnaises avant de s'établir au large de Monaco à l'heure du déjeuner. À son bord, quelques stagiaires, avertis ou non, inscrits pour l'un des fameux stages de la Fondation Belem. Trois jours en mer - Le Belem dispose de 48 couchettes ! - où chacun met la main à la pâte, comme hier au moment de barrer vers l'entrée du port.

"Profiter des vents merveilleux"

Classé Monument historique (1984), le trois-mâts avait été racheté par la Marine nationale grâce aux Caisses d'Epargne françaises en 1980 pour être réhabilité et dédié au cabotage. Aujourd'hui doté de 16 membres d'équipage, il parcourt les mers de l'Hexagone en offrant la possibilité d'initiations aux passionnés. Il sert également de camp d'entraînement à des mousses de la Marine nationale et parade régulièrement lors de grands rassemblements de gréements à travers le monde.

Après avoir mouillé à Saint-Tropez, Nice et Monaco, le Belem mettra le cap sur Sète lundi. « On va essayer de profiter des vents merveilleux qu'on nous annonce pour y aller. Je n'ai jamais eu l'occasion d'aller à Sète, son port de pêche et son port marchand », s'enthousiasme le commandant Thirion qui, ensuite, retrouvera sa chère Atlantique - et ses sensations - pour regagner Saint-Nazaire. « L'Atlantique et la Manche m'ont manqué. Là-bas, quand on a un vent établi, il est établi. Il ne tourne pas tous les quarts d'heure. »

Le terrain de jeu idéal pour ce trois-mâts au phare et aux voiles carrés.

En attendant ce nouveau périple, le Belem sera donc accessible au public sur la digue du port Hercule, demain de 11 h à 18 h, et dimanche de 10 h à 18 h, au prix de 5 euros la visite (gratuit pour les moins de 12 ans).


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