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Russie, Portugal, Italie, Asie, Espagne... A Beausoleil, on fait le tour du monde en faisant son marché

Mis à jour le 18/02/2021 à 21:01 Publié le 19/02/2021 à 10:00
A Beausoleil, on fait le tour du monde avec son panier. Ici, les fèves que cultive Stefano en Italie.

A Beausoleil, on fait le tour du monde avec son panier. Ici, les fèves que cultive Stefano en Italie. Photo LM

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Russie, Portugal, Italie, Asie, Espagne... A Beausoleil, on fait le tour du monde en faisant son marché

Est-ce que vous aussi, vous avez besoin de dépaysement ? D’envisager de nouveaux horizons sans passer par la case écouvillon ? Suivez le guide...

S’il est bien une ville dans la région qui correspond à la définition de cosmopolite, c’est Beausoleil.

Ici, pas moins de soixante-dix nationalités cohabitent, attirées par la Principauté voisine, qui fournit les emplois. La même Principauté qui attire aussi de nombreuses nationalités différentes. Et pour que tout ce petit monde puisse se nourrir et se faire plaisir, en retrouvant les saveurs rassurantes des origines, à Beausoleil, on trouve de quoi faire le tour du monde dans l’assiette.

L’avantage, c’est que ça ne coûte pas bien cher, et qu’il n’y a pas besoin d’un test PCR pour y aller (mais le port du masque est tout de même obligatoire). Ambiance inimitable On vous propose de partir du marché Gustave Eiffel. La halle, dont la structure est attribuée à l’architecte qui créa la célèbre tour Eiffel, est en partie en réfection.

Mais ça n’empêche pas certains commerçants d’y proposer des victuailles et à d’autres de s’installer autour. Et c’est tant mieux, parce qu’il faut bien reconnaître qu’à se héler entre eux, ils contribuent largement à créer l’ambiance inimitable du marché beausoleillois.

Pour cette petite virée, on vous recommande de vous garer à côté de la mairie, où il y a un parking. De là, on vous propose donc de descendre au marché par l’un des nombreux escaliers de la ville. Après le marché, on poussera jusqu’à l’épicerie russe, puis on remontera boulevard de la République pour aller au Portugal et en Asie. Tout ça à pied. On vous emmène ?

Merveilles de Bologne

Si vous voulez du "pas bon et pas cher", Sauro vous recommande d'aller voir ailleurs.
Si vous voulez du "pas bon et pas cher", Sauro vous recommande d'aller voir ailleurs. Photo LM

Sur le parvis du marché, face à la boulangerie, ça devise et ça chahute dans la langue de Machiavel. D’un stand à l’autre, et avec les passants. "Ciao Sauro", lance un petit gars moins haut que la table. "Ciao mio amico", lui répond Sauro, avant d’avaler un pétale de jambon.

Le vénérable Sauro propose depuis plus de dix ans un assortiment de fromages, mais surtout de charcuteries venues, pour certaines, de sa Bologne natale.

Comme cette incroyable mortadelle cuite dans une véritable couenne, suturée et ligotée à la main, ce qui lui donne ses renflements généreux. "Ça, c’est pas du plastique ! On fait pas de plastique ici", clame Sauro. Le marchand de trésors carnés ne mâche pas ses mots. "Si vous voulez du pas bon, pas cher, il faut aller ailleurs." Mais il écoute ses clients, et on sait pourquoi on va le voir.

"Au début, quand je suis arrivé ici, je proposais un jambon de Parme pas cher. Mais ça n’intéressait pas les gens. Ça, ils peuvent le trouver n’importe où. Ce qu’ils veulent, c’est de l’exceptionnel, même si ça coûte un peu plus. Alors c’est ce que je leur vends !"

C’est le cas de son culatello di Zibello. Le Dieu des jambons italiens, taillé dans la partie la plus tendre de la fesse du cochon. Un bijou dont moins de 15 000 pièces sont produites chaque année et qui était le favori du compositeur Verdi.

Bergamote, fèves et cime di Rapa, l’Italie côté verdure

À deux pas de là, on retrouve le stand de Carlotta et Stefano, qui ressemble déjà à une promesse de printemps. D’ici, on peut repartir avec de quoi manger cinq fruits et légumes par jour... pendant plusieurs jours.
Ne cherchez par Carlotta en ce moment. Les joies de la maternité, en double (des jumeaux !) l’occupent à la maison.

En attendant, c’est Stefano et son vendeur qui tiennent le stand. Ici, on mélange la production propre et les achats de fruits plus exotiques. Le jeune maraîcher n’est pas peu fier de sa production : "Les fèves, les artichauts, les oranges, les mandarines, les kiwis… Tout ça, c’est kilomètre zéro comme on dit."

Dans son inventaire à la Prévert, il oublierait presque de mentionner les nombreuses herbes, dont la gastronomie italienne sait faire le meilleur usage. Le basilic bien sûr, prêt à utiliser ou à planter pour en avoir tout l’été, l’origan frais en pot, mais aussi d’autres moins habituelles pour les palais français, comme la bourrache. Ces bottes d’herbe duveteuse sont utilisées pour remplir de succulents raviolis. En plus d’être fameux, c’est bon pour la santé. Idem pour l’huile d’olive qu’il produit à Taggia, à quelques encablures de San Remo.

Et si vous êtes d’humeur aventureuse, laisser vous tenter par le pur jus de bergamote en bouteille. Mais attention, Stefano aura prévenu : "Il faut le couper avec de l’eau ou du jus de pomme." Mais dit-il, c’est plein de bienfaits !

Dans la cuisine des babouchkas

En plus de ces sucreries originales, c’est tout un univers que propose Louise dans l’épicerie russe de Beausoleil.
En plus de ces sucreries originales, c’est tout un univers que propose Louise dans l’épicerie russe de Beausoleil. Photo LM

À deux pas des stands maraîchers, c’est un bond de 2 000 kilomètres que nous vous proposons de faire, simplement en poussant la porte de la petite échoppe Gastronomie russe tenue par la très accueillante Louise, qui y est employée. Venue d’Arménie, elle a reçu son prénom de sa grand-mère française.

Et ici, tout autour de vous invite au voyage, à la découverte. Car il faut bien reconnaître que la gastronomie des pays d’Oural n’est pas la plus connue chez nous, même si les peuples d’Europe de l’Est sont installés depuis longtemps sur la Côte d’Azur.

Ici, rien de ce que l’on peut voir ne se trouve en supermarché. Livres, cosmétiques, confiseries ou conserve. Tout est à découvrir.

À l’entrée, impossible de rater la vitrine de poissons séchés ou fumés, et les indispensables boîtes de caviar (et d’œufs de saumon).

Dans les frigos, une gamme étendue de mayonnaises. "C’est plus doux, c’est beaucoup moins acide que la mayonnaise française. Ici, il y en a une avec des olives, et vous avez aussi celle-ci avec des œufs de caille."

Dans la vitrine réfrigérée, Louise saisit un seau, sur lequel la délicate écriture cyrillique attire l’attention : "Ce sont des selyodka. Des poissons marinés dans la saumure. Ils sont entiers, il faut les nettoyer", explique patiemment Louise.

Au dessus, un assortiment impressionnant de fromages frais (de vache, de chèvre, de brebis), et de charcuteries (saucisses, lard, jambons).

N’allez pas croire que tous les produits vendus ici sont d’origine animale. Dans un congélateur au milieu de la boutique, vous pourrez trouver toutes sortes de baies surgelées, dont les fameuses argouses venues du froid, réputées pour leur teneur en vitamine C. Et d’après Louise, elles sont vraiment délicieuses.

Au fond, de nombreux biscuits, dont ceux à l’avoine et aux graines de courge, et un très bel assortiment de zéphyrs, l’ancêtre russe du chamallow : cassis, myrtille, cerises ou chocolat. L’embarras du choix !

Des tapas maison

Des tapas et des tortillas pour un petit air de vacances ibériques
Des tapas et des tortillas pour un petit air de vacances ibériques Photo LM

Sous la halle, Philippe, sa fille Natacha et Johan tiennent le Corner by 3Tapas, l’enseigne monégasque de produits ibériques. Dans cette halle comme il en existe tant en Espagne, c’est un vent de convivialité qui souffle, grâce aux croquettas maison, aux anchois marinés et aux fabuleux jambons.
À emporter ou à se faire livrer.

L’Asie à portée de panier

Photo LM

Au bout du boulevard de la République se tient le paradis des amateurs d’Asie (et d’Afrique). Un nombre incalculable de variétés de nouilles, de pois, de riz et au moins autant de sauce chinoise, thaïlandaise, japonaise, ou même des Philippines. On trouve tout ici. Tout on vous dit.

Saveurs du Portugal

Photo LM

Quand on pense à la cuisine portugaise, on pense à la morue et au poisson en général. Ici, la morue et le poulpe se trouvent sous toutes leurs formes. Sans oublier de nombreux vins, secs et rafraîchissants ou gorgés de soleil.

Offre numérique MM+

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