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Route du ski : les filets

Le rocher tombé sur le train des Pignes était-il le fait d'une « fatalité » comme rapporté à l'époque ? Une expertise en cours pose la question de la sécurité des filets de protection

Publié le 09/01/2016 à 05:15, mis à jour le 09/01/2016 à 05:15
Il existe plusieurs types de filets. Certains sont plaqués à même la roche, comme sur cette photo. D'autres sont positionnés à la verticale, comme des paravents.	(DR)
Il existe plusieurs types de filets. Certains sont plaqués à même la roche, comme sur cette photo. D'autres sont positionnés à la verticale, comme des paravents. (DR)

Il tombe en moyenne une centaine de blocs de rochers par an sur les routes de nos montagnes. Qui n'a pas, en empruntant la route du ski ou des vallées, un jour levé les yeux vers la paroi en espérant que rien ne dégringole ?

La sécurité des routes de montagnes est une vraie question. Les accidents sont réguliers, les rochers tuent parfois (lire ci-contre). Et cette sécurité est aujourd'hui questionnée par une expertise en cours sur les origines de l'accident du train des Pignes (Alpes-de-Haute-Provence), le 8 février 2014. Y a-t-il eu défaillance des filets de protection ?

Si l'expertise conclut affirmativement, il faudra alors s'interroger sur la solidité de ce que les experts appellent des « parades », ces sentinelles grillagées qui veillent sur nos vies.

 

Alors nos routes sont-elles sûres ? « Oui » assurent Ivan Rascle, directeur général adjoint des services techniques et Marc Javal, en charge des Routes. Tous deux travaillent pour le Département. « On ne peut évidemment pas garantir qu'aucun bloc ne tombera, mais en matière de sécurité on ne lésine sur rien. Il n'y a jamais d'économies sur cette question. »

Le Département attend les conclusions de l'expert

Les Alpes-Maritimes sont très exposées à ce risque. Le département participe d'ailleurs à un programme national de recherche afin d'essayer de mieux apprécier encore le risque de chute de rochers. Le Département s'occupe de 500 kilomètres de routes. « Près d'une centaine, les plus à risques, sont protégés », explique Yvan Rascle. L'accident du train des Pignes s'est produit dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Mais des mesures seront-elles prises ici si le bon fonctionnement des filets de protection était mis en cause dans ce dossier ?

« Si jamais le rapport montre qu'il y a un défaut, nous lancerons une analyse de l'ensemble de notre patrimoine », assure Marc Javal.

Doit-on s'en remettre à la chance, au destin ? « Non, il convient d'être extrêmement prudent quand on emprunte ces routes et de conduire à une allure qui permette d'éviter un bloc tombé derrière un virage par exemple », confie Marc Javal.

 

Autre élément d'appréciation : ces chutes interviennent en cas de gel ou de dégel, mais plus particulièrement lors de fortes pluies et deux ou trois jours après.

De quoi minimiser le danger. Mais tout bon montagnard le sait, le risque zéro n'existe pas.

Offre numérique MM+

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