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Roquebrune : un couple à l'épreuve

Mis à jour le 11/07/2018 à 05:06 Publié le 11/07/2018 à 05:06
Stephanie est française, Max est belge. Pas facile pour ce couple de suivre ensemble cette demi-finale…

Stephanie est française, Max est belge. Pas facile pour ce couple de suivre ensemble cette demi-finale… A.R.

Roquebrune : un couple à l'épreuve

Stephanie et Max filaient jusqu'à maintenant le parfait amour.

Stephanie et Max filaient jusqu'à maintenant le parfait amour. Jusqu'à ce que le calendrier de cette satanée Coupe du monde ne décide d'opposer la France à la Belgique en demi-finale. Car bravant tout romantisme, chacun des tourtereaux défend à 200 % des couleurs différentes.

« C'est la guerre depuis une semaine », s'amuse à raconter Stéphanie. Bons joueurs, le Belge et la Française ont pourtant décidé d'aller voir le match ensemble aux Allobroges, à Roquebrune. Accompagnés de leurs familles et amis respectifs. Et même de leur fille Charlie, un peu contrainte à supporter les deux équipes. Mais que les choses soient claires : pas de trêve durant la totalité de la rencontre. Le couple n'hésite pas à s'insulter, se faire de (petits) doigts d'honneur, s'apostropher, pester. « On est toujours excités, parce qu'on est des fêtards », confesse Stephanie, non sans avoir écrasé par mégarde le drapeau ennemi. « Si j'étais belge, je soutiendrais Eden Hazard. J'aurais aimé qu'il s'agisse plutôt d'un match de finale… » Au bout de 16 minutes de hurlement de Max à chaque occasion ratée, Stéphanie souffle. « Il m'énerve déjà. Je ne vais pas le supporter… »

But français, Max tire la tronche. Sa compagne vient le chambrer, ravie de pouvoir faire une danse partielle de la victoire. « C'est pareil que contre le Japon », lâche Max. Reprenant ses cris de sioux sous amphétamines. Avant de passer aux menaces : « Tu vas rentrer à pied ! » Puis de se calfeutrer à l'intérieur du restaurant pour ne plus entendre les commentaires du camp français. Au terme de quelques minutes d'apnée, tout proche de la fin, Stephanie lance timidement « On est tous champions… » Quelques minutes plus tôt, elle avait soumis l'idée d'aller dormir chez une amie. « Caro ? Mais elle est belge », lui fait-on remarquer. Tandis que Belges et Français viennent réconforter Max. « Je suis triste. Mais content quand même pour eux… », lâche-t-il, l'œil un peu humide. Conscient qu'il ne verra peut-être plus jamais son petit et plat pays à un tel niveau.


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