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Riviera française : la grève des bus Zest partie pour durer

Mis à jour le 11/01/2019 à 05:18 Publié le 11/01/2019 à 05:18
Hier, pour le premier jour de grève, 13 lignes sur 42 au total ont été perturbées sur tout le réseau de bus Zest.

Hier, pour le premier jour de grève, 13 lignes sur 42 au total ont été perturbées sur tout le réseau de bus Zest. Jean-François Ottonello

Riviera française : la grève des bus Zest partie pour durer

A l'appel de l'intersyndicale Unsa/CNT-SO Menton, un mouvement de grève a débuté hier pour dénoncer les conditions de travail difficiles. Les chauffeurs remettent ça aujourd'hui

16 heures, hier. Un bus de la ligne 1 s'arrête en gare routière de Menton. Les portes s'ouvrent. Le chauffeur descend. « Excusez-moi monsieur, vous repartez quand ? », l'interpelle un usager depuis l'arrière du bus.

Comme le matin déjà, les chauffeurs du réseau de bus Zest sont en grève. Deux heures dans la journée, de 7 h à 7 h 59 et de 16 h à 16 h 59, les salariés grévistes débrayent (lire par ailleurs). En tête des revendications : les conditions de travail et une prime de 1 000 euros sur les bénéfices de Carpostal Riviera, la société qui gère le réseau de bus Zest de la Communauté de la Riviera française (Carf).

Si une vingtaine de grévistes étaient réunis en gare routière de Menton hier après-midi, au moins 45 chauffeurs avaient levé le pied selon les estimations de Maher Guirat, délégué syndical Unsa (1).

Du côté de Carpostal, on préférait parler de « lignes impactées », affirmant que seul un tiers des lignes ont été perturbées (13 lignes sur 42 au total). « Le réseau scolaire a été assuré à 100 %», selon Christian Louvel, directeur de la société, qui précise : « A 8 h 15, la situation était de retour à la normale sur 90 % du réseau ».

Des usagers obligés de marcher

Quant aux passagers, les réactions restaient partagées. Si la plupart affirmaient comprendre les revendications, ils déploraient devoir changer leur organisation. « Ils doivent défendre leurs droits, mais pour nous aussi c'est dur. J'ai 86 ans et je vais devoir rentrer à pied », déplore une retraitée, les bras chargés de sacs.

Le matin, les passagers semblaient tout de même moins compréhensifs. « Ils nous soutenaient sur le principe. Mais quand on leur a dit qu'il fallait descendre du bus, au vu des températures à 7 h, ils étaient tout de suite moins contents », déclare Maher Guirat. Malgré une réunion avant-hier avec les délégués syndicaux, les grévistes déplorent le manque de communication avec la direction. Cette dernière affirme être « ouverte au dialogue ». Et Christian Louvel d'ajouter : « La négociation annuelle obligatoire, qui devait se tenir fin février, a été avancée au début du mois. » Il devrait être alors question de la prime réclamée par les salariés. En attendant, les grévistes ont bien l'intention de remettre ça aujourd'hui et dans les jours à venir.


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