Revivez en images la joie de la famille princière lors de Fête nationale monégasque

Pour marquer le 19-Novembre, Monaco-ville était en fête ce samedi autour de la famille princière rompant au parcours traditionnel de cette journée, du Te Deum à la parade place du Palais.

Cédric VERANY Publié le 20/11/2022 à 15:24, mis à jour le 20/11/2022 à 15:25
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Inséparables, les enfants du couple princier ont savouré le défilé militaire avec leur famille. Jean-François Ottonello

En incluant un air de paso doble espagnol et un salut façon Queen Elizabeth dans une ferveur typiquement monégasque, les cérémonies de la Fête nationale sur le Rocher ce samedi matin ont respecté la tradition classique d’un 19-Novembre après deux années troublées par la distanciation sociale et les règles sanitaires face à la pandémie.

Pour ce retour à la normale, c’est une foule nourrie qui s’est massée derrière les barrières de la place du Palais peu avant midi pour applaudir toute la famille Grimaldi aux fenêtres du Palais princier. Et réserver une salve de bravos au prince Albert II qui n’a pas boudé son plaisir.

Une fête de famille

La famille princière au grand complet dans la Cour d'honneur du Palais princier. Jean-François Ottonello.

Absente l’an dernier pour soigner sa santé chancelante, la princesse Charlène a retrouvé cette année sa place aux côtés de son époux.

Avec une allure de vestale dans une tenue immaculée dessinée par Albert Kriemler, le directeur artistique de la maison Akris. Gantée de noir et coiffée d’un chapeau coordonné pour marquer ce temps fort de la vie institutionnelle de la Principauté.

Leurs enfants, le prince héréditaire Jacques et la princesse Gabriella ont eux aussi plongé droit dans le cérémonial. Uniforme de carabinier avec casquette et gants blancs pour le petit prince. Manteau rouge et bibi noir pour la jeune Gabriella, qui s’est tout de même offert une facétie en fin de cérémonie, mimant en solo aux fenêtres du Palais un salut de la main comme seule la reine Elizabeth le maîtrisait, sous le regard hilare de son souverain de père.

A leurs côtés, les princesses Caroline et Stéphanie, leurs enfants et petits-enfants complétaient le tableau de famille pour cette communion populaire clôturant la classique parade militaire.

L’Armada espagnole sur le pont

Cette année, pour boucler la commémoration du centenaire de la disparition du prince Albert 1er, un détachement de l’Armada Espanola - la marine espagnole dans laquelle Albert-1er a servi - a rejoint les rangs du défilé aux côtés de la Force publique et d’un détachement de la Marine nationale française.

Les quatorze marins espagnols en tenue de gala sous les ordres du lieutenant Ignacio del Cuvillo ont même eu droit à une petite surprise de l’orchestre des Carabiniers qui avait répété le traditionnel air Espana cani (que les danseurs de paso doble dans les bals populaires connaissent bien) pour un intermède musical qui a transporté la place du Palais dans une ambiance ibérique. À peine le temps de dire « olé » que l’heure des « hip hip hip hourra » est arrivée. Et la foule, massée aux portes du Palais a pu faire virevolter les drapeaux rouge et blanc et honorer ses princes dans la tradition. Un cérémonial retrouvé que la pandémie n’aura pas fait couler.

Par enseignement… mais aussi par mimétisme, le prince héréditaire Jacques s’inspire de son père, le prince Albert II pour s’imprégner du cérémonial monégasque. Et préparer l’avenir de Monaco.
Bonne humeur pour la princesse Stéphanie entourée par ses enfants : Camille Gottlieb, Pauline, Marie et Louis Ducruet. Jean-François Ottonello.
Sacha Casiraghi et Raphaël Elmaleh, les aînés des petits-enfants de la princesse Caroline. Jean-François Ottonello.
Aux côtés de son époux Dimitri Rassam, de ses enfants et neveux et nièces, Charlotte Casiraghi profite du spectacle. Jean-François Ottonello.
Le monde réuni derrière les barrières, place du Palais, n’a pas hésité à faire virevolter les drapeaux rouge et blanc.
Le souverain, son épouse et ses sœurs, à leur entrée dans la nef de la cathédrale.

Le message de fraternité de l'archevêque de Monaco

Démarrée à 9 h 30, la messe solennelle d’action de grâce a réuni en la cathédrale tout ce que la Principauté compte de personnalités officielles pour un temps religieux avec Te Deum en acmé.

Avant cela, l’archevêque de la Principauté, Dominique-Marie David a formulé dans son homélie « l’estime et la reconnaissance » du pays envers le souverain.

« Nous savons goûter la joie d’être ensemble, de fêter notre Prince, sa famille et notre pays. Mais nous ne perdons pas de vue la responsabilité qui est la nôtre. Nous sommes un état catholique et cette réalité ne peut être réduite à une singularité anecdotique ou un vestige de l’histoire. Alors, en tant que catholiques, devrions-nous remettre en cause l’attachement légitime à notre pays, à notre culture particulière ? Puisque l’horizon que nous propose le christianisme est la fraternité universelle, l’attachement à la patrie, à ses particularismes devient-il forcément secondaire, folklorique, ou même suspecté de recentrement identitaire ? », a questionné l’archevêque.

"Comment pourrait-on aimer l’étranger (et il nous faudra bien l’aimer) si l’on n’est pas capable d’aimer son compatriote ?"

« L’histoire du christianisme nous montre que depuis ses origines, il n’a jamais été question d’opposer l’enracinement dans le particulier et l’ouverture à l’universel. Il apparaît même que l’enracinement dans le particulier est la condition de l’ouverture à l’universel. Comment pourrait-on aimer l’humanité entière si l’on n’aime pas d’abord son prochain ? Comment pourrait-on aimer l’étranger (et il nous faudra bien l’aimer) si l’on n’est pas capable d’aimer son compatriote ? La grande leçon du catholicisme est de nous apprendre que le particulier et l’universel, loin de s’opposer, se complètent merveilleusement bien. Nous pouvons donc aimer notre pays et nous réjouir ensemble de bon cœur, non pas un cœur étroit et resserré, mais un cœur largement ouvert, généreux et bienveillant. Soyons conscients qu’en aimant et en servant notre pays, nous aimons et servons le monde ».

Chef d’orchestre des cérémonies, le souverain est de tous les mouvements dans cette célébration annuelle.

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