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Rêves et caprices en clôture du Printemps des arts

L'œuvre de Berlioz a été jouée lors du final du festival, après un mois de concerts exaltants

André PEYREGNE Publié le 10/04/2017 à 05:11, mis à jour le 10/04/2017 à 05:11
La violoniste Liza Kerob, soliste du dernier concert du Printemps des arts 2017, et Kazuki Yamada dirigeant le concert final, samedi soir.
La violoniste Liza Kerob, soliste du dernier concert du Printemps des arts 2017, et Kazuki Yamada dirigeant le concert final, samedi soir. Alain Hanel-Printemps des arts

Le Printemps des Arts n'est pas à une originalité près. Il a été clôturé, samedi soir, avec six… « ouvertures » de Berlioz. On appelle « ouvertures », ces brèves pièces musicales qui sont jouées au début des opéras, avant le lever du rideau. On en joue généralement une au début des concerts symphoniques. Samedi soir, la mesure a été dépassée. Ce n'est pas une mais… six ouvertures qui ont été données, au point qu'elles occupèrent à elles seules la quasi-totalité du concert.

Au soir de la fermeture du festival, le concert final n'a cessé de s'ouvrir ! Sous la direction du Kazuki Yamada, le Philharmonique a fait briller ces œuvres flamboyantes, qui multiplient les fanfares et les coups de cymbales.

Outre ces six « ouvertures », on entendit une autre œuvre de Berlioz : Rêverie et Caprice. C'est un petit concerto pour violon et orchestre. La très bonne soliste fut la violoniste Liza Kerob, rêveuse sans doute, capricieuse peut-être, virtuose à coup sûr.

 

« Nous arrivons à fidéliser un public »

Rêve et caprice ! Ces deux termes conviennent idéalement au Printemps des arts. Ce festival nous a fait rêver durant un mois en nous proposant des joyaux de musique Renaissance et des vertiges de symphonies romantiques. Il nous a fait rêver en transformant en réalité la belle histoire de l'orchestre du Congo, en nous faisant découvrir des jeunes pianistes comme Ivo Kahanek ou Josquin Otal, plus exaltants qu'Hélène Grimaud lors de son récital de jeudi dernier. Ce festival nous a aussi entraînés dans ses caprices en faisant surgir une cracheuse de feu entre deux concerts symphoniques, en faisant danser un ballet dans le tunnel Louis II, en nous faisant passer sans transition des dentelles de musique baroques aux folies des œuvres de Berlioz. Ces rêveries et ces caprices ont fait notre joie. Les caprices de Marc Monnet sont aussi recommandables que ceux de Paganini.

Interrogé à l'issue du dernier concert, Marc Monnet, directeur du festival, ne cachait pas sa satisfaction : « Année après année, nous arrivons à fidéliser un public.

La journée du "Forum" du 2 avril a apporté la preuve que le public vient même lorsqu'on lui propose un après-midi entièrement consacré à la création contemporaine ».

 

Le Printemps des arts 2018 est déjà en préparation. Le secret de son programme étant mieux gardé qu'un interrogatoire de juge d'instruction, il faudra attendre quelques mois pour le connaître. Il sera, à n'en point douter, plein de caprices et de rêves.

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