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Réveillons-nous ! : les enjeux de la presse collaborative en débat

Mis à jour le 06/12/2015 à 05:07 Publié le 06/12/2015 à 05:07
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Réveillons-nous ! : les enjeux de la presse collaborative en débat

« Chacun est un peu patron, sans l'être, tout en l'étant »… C'est drôlement dit.

« Chacun est un peu patron, sans l'être, tout en l'étant »… C'est drôlement dit. Et ça a fait sourire le public. Mais ça ne résume pas si mal l'aventure de la Scic Nice-Matin, dont Jean-François Roubaud, président du conseil de surveillance, s'est fait le conteur, samedi, à l'occasion d'une table ronde sur le thème « La presse alternative et collaboratrice ». Une rencontre au Théâtre national de Nice, à l'initiative du journal La Strada, dans le cadre du festival citoyen, initié par la patronne des lieux Irina Brook, à l'occasion de la Cop21 : « Réveillons-nous ! »

Alors, la presse alternative et collaborative, quèsaco ?

Ils avaient une heure et demie pour en débattre. Au côté de Jean-François Roubaud : Michel Sajn, directeur de La Strada, François Longérinas, directeur général de l'Ecole des métiers de l'information et Gilbert Andruccioli, président d'Agora Côte d'Azur…

Tous, des militants de l'info participative. Tous, des Robin des bois de l'indépendance. Tous, des forçats de la presse, au travers de leurs supports « pas comme les autres ».

« Semer des graines d'alternative »

Tous d'accords sur le fond, mais avec des vécus, des histoires, des arguments différents. Si les salariés de Nice-Matin ont réussi à racheter leur journal, ils ont aujourd'hui un futur à construire. « Et ce n'est pas facile tous les jours », plaisante Jean-François Roubaud. « Nous nous sommes emparés de notre indépendance, sans en faire un journal d'opinion. Nous nous devons d'être un quatrième pouvoir. Mais pas celui des "sachant", des "non-partageant". Nous devons être le quatrième pouvoir qui titille les trois autres. Le tout dans un secteur, celui de la presse, déclinant et compliqué. C'est un combat permanent pour continuer à vivre avec ses lecteurs. »

Place à La Strada, journal gratuit, marathonien pugnace, qui se bat contre « des absurdités administratives », pour continuer à informer. A promouvoir la culture de masse. Avec, à sa tête, un Michel Sajn boutefeu. Et plus prudent sur la notion d'indépendance. « Quand je vois que c'est des bétonniers qui possèdent la première chaîne de France... », ironise-t-il.

Pour François Longérinas, directeur d'une coopérative de formation professionnelle, le modèle des Scop ou Scic (Société coopérative et participative et Société coopérative d'intérêt collectif), comme Nice-Matin « est très emblématique. C'est une étape essentielle pour prouver que l'on peut travailler, produire, décider autrement. » Il ajoute : « Il y en a environ 2 000 en France, ça représente 45 000 salariés. Ce n'est pas beaucoup, mais c'est en progression. C'est un mouvement puissant dans la société, même s'il est encore minoritaire. On est en train de semer des graines d'alternative un peu partout. »

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