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Réunion des belles d’antan avant le Turini Carnet de route des Campana : une journée à rallonge

Hier après-midi, des centaines de voitures d’époque ont rejoint le parc fermé de Monaco. Pour quelques heures de repos avant d’attaquer, le soir même, deux spéciales du côté du col mythique

Thibaut Parat Publié le 06/02/2019 à 17:06, mis à jour le 06/02/2019 à 17:06
Des centaines de bolides ont envahi le parc fermé du quai Albert-Ier.
Des centaines de bolides ont envahi le parc fermé du quai Albert-Ier. Jean-François Ottonello

Un raout mécanique. Des pots d’échappement qui pétaradent. Des belles d’antan qui pavoisent devant les mirettes éberluées de passionnés. Désert en tout début d’après-midi, le parc fermé du quai Albert-Ier s’est peu à peu rempli de centaines de bolides d’époque. Ici, une Porsche 911 S de 1969 flirte avec une Renault 8 de la même année. Plus loin, une Fiat 128 coupé de 1975 s’acoquine avec une Lancia Fulvia 1 600 HF de 1971. Pour les néophytes du monde automobile, ces noms-là ne vous disent peut-être rien. Pour les connaisseurs, elles ont fait les belles heures du rallye Monte-Carlo. Hier soir, après treize spéciales disputées (quatre ont été annulées à cause de la neige), il n’en restait plus que deux. Sans doute les plus mythiques de toutes. Au gré des rencontres sur le parc fermé, les traits avaient beau être tirés, les yeux cernés, trois mots revenaient sans cesse : « Nuit du Turini ».

« Ne pas partir confiant »

À peine le temps de débarquer en Principauté qu’il fallait vite profiter de quelques heures de répit pour engranger de précieuses forces.

 

« On va aller dormir car là-haut, au Turini, il se passe toujours des choses. Il ne faut jamais partir confiant et garder toute sa concentration. Le Turini est piégeux », lâchent David Sieur et Stéphane Vouillon, classés dans le top 20. À 20 h 30, après une soupe au pistou et une ambiance musicale, les bolides s’échappaient vers l’arrière-pays. Toutes les trente secondes. Les équipages espérant écrire leur propre histoire sur le Turini.

On le sait, le Rallye historique n’est pas une épreuve de vitesse. Et ne s’avère pas aussi spectaculaire que sa cousine du WRC. Mais ne croyez pas pour autant que les organismes ne sont pas mis à rude épreuve. Le capital sommeil, bien souvent, fond comme neige au soleil. Hier encore, la journée fut à rallonge pour les époux Campana, Lydia et Olivier, que nous suivons au quotidien. Réveil piquant aux aurores, à 4 h 45, pour prendre place dans le baquet de leur Golf GTI de 1979 à 6 heures pétantes. Programme de la journée d’hier : trois zones de régularité et une descente progressive vers les Alpes-Maritimes. « Dès la première spéciale, on a fait un tête-à-queue », décrit Olivier Campana, le sourire aux lèvres. La première de ce rallye, heureusement sans gravité si ce n’est de précieuses secondes perdues. « On voulait du piquant, on l’a eu ! Je me suis raté sur une portion de verglas et de gravier. Pour rattraper cette erreur, il faut réagir et repartir directement. Puis, rouler plus vite tout en restant en sécurité. »

Au gré des kilomètres avalés, le temps se fait de moins en moins couvert. La Principauté approche. En ligne de mire ? La fameuse et mythique Nuit du Turini. Un brin éreintés, les époux Campana, que l’on a croisés hier après-midi dans le parc fermé, ne comptaient pas faire de vieux os. « On va rentrer à la maison, relire les notes, préparer la navigation, faire un point avec l’assistance, manger un morceau, puis dormir un petit peu », expliquent-ils. Deux ou trois heures, à peine. Leur bolide les attendait alors pour les deux ultimes spéciales, de nuit, de cette 22e édition.

À l’heure où nous bouclions ces lignes, Olivier et Lydia s’attaquaient aux épingles de la portion entre le Col de Braus et La Bollène-Vésubie. Avec un objectif final : se placer dans le top 50.

Cédric et Christophe Flaujac.
Cédric et Christophe Flaujac.
Géry Mestre donne son opinion sur la Nuit du Turini.
Géry Mestre donne son opinion sur la Nuit du Turini.
Jean-François Ottonello.

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