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Retraite monégasque pour le patron de la Sûreté publique

Mis à jour le 27/02/2016 à 05:04 Publié le 27/02/2016 à 05:04
Entouré des autorités du pays, hier lors de la cérémonie organisée à l'occasion de son départ à la retraite, Régis Asso, le directeur de la Sûreté publique, a souligné son attachement à Monaco.

Entouré des autorités du pays, hier lors de la cérémonie organisée à l'occasion de son départ à la retraite, Régis Asso, le directeur de la Sûreté publique, a souligné son attachement à Monaco. Michael Alesi

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Retraite monégasque pour le patron de la Sûreté publique

Au terme de 36 ans d'une carrière qui se termine par 37 mois passés à la tête de la police monégasque, le Niçois Régis Asso prend sa retraite… tout en restant à Monaco

Il y avait sa famille, ses amis, ses collègues monégasques et tous ceux qui ont marqué sa carrière. Toutes les autorités de la Principauté étaient également présentes dans le trop petit salon Charlotte Casiraghi de la Sûreté publique, hier en fin de matinée. Tous étaient réunis pour saluer Régis Asso, le patron de la police monégasque depuis trois ans. Le commissaire divisionnaire quitte non seulement la Sûreté publique de Monaco « avec le sentiment du devoir accompli », selon les mots du conseiller de gouvernement pour l'Intérieur Patrice Cellario, mais aussi le corps de la police nationale française, faisant valoir ses droits à la retraite.

Hasard de calendrier, c'est le jour de son 60e anniversaire qu'était organisé le pot de départ du policier, niçois jusqu'au bout des ongles, au terme de trente-six ans de carrière passée pour l'essentiel sur la Côte d'Azur (lire son parcours par ailleurs).

« On est très mal »

Son adjoint et successeur à la tête de la police monégasque, Richard Marangoni, a d'ailleurs évoqué avec humour un épisode vécu lors d'une mémorable Fête de la musique à Nice, en 2007. Ne parvenant pas à convaincre un groupe de musiciens de baisser quelque peu le volume sonore, et au bout d'une heure de vaines négociations, « Régis est allé vers la sono pour arracher les fils ». Puis, vers 3 heures du matin, les deux policiers se sont retrouvés sur le port, au milieu d'une bagarre générale, face à une foule se ruant vers eux. « Et là, poursuit Richard Marangoni, Régis a eu cette phrase inoubliable : "On est très mal, on va se faire piétiner". Heureusement, on a pu se réfugier derrière un candélabre… »

La carrière de Régis Asso regorge probablement d'anecdotes de cet acabit. Mais aussi de moments forts qui l'ont profondément marqué. À l'image d'un Festival du film de Cannes particulièrement mouvementé, en 2004. « Une opération d'ordre public délicate a été menée pour neutraliser l'action violente d'intermittents du spectacle », se souvient-il. Ou de grands événements internationaux dont il a dû assurer la sécurité quand il dirigeait la police niçoise : sommet de l'Otan, sommet franco-italien, sommet France-Afrique et singulièrement le G20 de 2012.

Régis Asso, en se plongeant dans ses souvenirs, n'a pas caché son plaisir d'accueillir, hier, ses anciens directeurs et chefs de service qui ont compté, citant André Trouvé, Pierre-Marie Bourniquel, Patrick Chaudet et Marcel Authier. « Je les remercie pour tout ce qu'ils m'ont appris, pour leur bienveillance et leur affection », a-t-il souligné.

« Fidélité à la Principauté »

Et puis vint Monaco. Le 1er février 2013, Régis Asso prend ses fonctions de directeur de la Sûreté publique de la Principauté. Une période marquée, comme l'a rappelé Patrice Cellario, par la sécurisation de grands événements tels que la présentation et le baptême des enfants princiers, la célébration des dix ans de règne du prince Albert II, l'assemblée générale du CIO ou encore celle d'Interpol. Mais aussi par « une délinquance contenue, avec moins de quatre faits constatés par jour », ajoute le conseiller de gouvernement.

De ses trente-sept mois en Principauté, qui ponctuent trente-six ans de carrière, le commissaire divisionnaire retient notamment que « la police de Monaco est une police engagée, bien formée, dotée d'équipements de pointe et respectée ». Que, ces trois dernières années, « la délinquance générale a baissé de près de 14 % et la délinquance de voie publique de près de 5 % ». Que, sous sa direction, a été orchestrée une « meilleure visibilité des forces de police » ou encore « le renforcement stratégique des moyens de vidéo-protection ».

Régis Asso souligne aussi son « indéfectible fidélité et un attachement profond à la Principauté ». Une Principauté qui ne va d'ailleurs pas le voir partir de sitôt puisque le policier à la retraite, dans les prochaines semaines, aura la charge d'une nouvelle mission à Monaco, en l'occurrence à la Société des Bains de Mer.

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