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Retour vers le futur au Grand Prix de Monaco Historique

Plus de quatre-vingts ans d'histoire du sport automobile et de vraies courses de vitesse, comme si l'on remontait dans le temps. C'est le tour de magie proposé cette semaine en Principauté

arnault cohen Publié le 11/05/2016 à 05:01, mis à jour le 11/05/2016 à 05:01
La parade de la Série A, les voitures de Grand Prix d'avant-guerre, en mai 2014 sur le circuit de Monaco.
La parade de la Série A, les voitures de Grand Prix d'avant-guerre, en mai 2014 sur le circuit de Monaco. Michael Alesi

Une plongée dans la longue histoire du sport automobile. Non pas dans les livres ou devant un écran mais en vrai. Comme si l'on se retrouvait trente ans, quarante ans, voire plus de quatre-vingts ans en arrière. C'est le grand spectacle, à petit prix, que propose l'Automobile Club de Monaco cette semaine.

À partir d'aujourd'hui commencent à débarquer en Principauté quelque 240 voitures de Formule 1, Formule 2 et autres monoplaces de course datant des années 1929 à 1970. Pendant cinq jours, jusqu'aux sept courses de dimanche, Monaco va devenir un grand musée de l'automobile à ciel ouvert.

Le 10e Grand Prix de Monaco Historique débute concrètement ce vendredi 13 mai. Ils se trompent, ceux qui imaginent que les 240 voitures de légende - un record ! -, dont certaines peuvent valoir plusieurs millions d'euros, tourneront sur le mythique circuit de Monaco pour la parade.

 

« Ce sont de véritables courses de vitesse, martèle Michel Ferry, commissaire général et directeur des Grands Prix à l'ACM. Avec des séances d'essai, des grilles de départ et des courses encadrées par toute l'organisation de la Formule 1 : les médecins, les commissaires, les pompiers, etc. La seule différence avec le Grand Prix de F1, ce sont les voitures. » Et le prix (lire nos repères).

À la différence d'autres épreuves historiques du calendrier mondial, le Grand Prix de Monaco Historique s'illustre par un double niveau d'exigence. D'une part, les voitures sont acceptées si ce sont des modèles d'origine qui ont effectivement couru des Grand Prix. Les copies sont écartées. Tout comme les pilotes qui n'auraient pas un minimum d'expérience. « On exige le palmarès des pilotes sur les grands prix historiques des deux dernières années », éclaire Michel Ferry. En clair, une voiture d'origine sans pilote chevronné et un pilote d'exception au volant d'une voiture non authentifiée sont bannis.

Ces exigences sont la garantie d'un grand spectacle qui ravira les mordus de sport automobile et les familles en général. Les courses seront âprement disputées et s'avèrent même plus dangereuses que lors d'un Grand Prix de F1 actuel. Michel Ferry, en grand collectionneur de vieux bolides et ancien coureur d'épreuves historiques au volant de sa Bugatti Type 35-B, en atteste : « En cas de choc frontal, un pilote de F1 sort indemne ; dans une voiture ancienne, il aura les jambes cassées. » On n'ose pas imaginer l'état du pilote d'une F1 des années soixante-dix en cas de tonneau…

Le Grand Prix Historique de Monaco s'ouvre donc ce vendredi 13 mai à 14 heures, avec les premières séances d'essai. Les essais se poursuivront le samedi et les sept courses se disputeront dimanche.

 

Un dixième rendez-vous à ne pas manquer, surtout quand on sait que l'événement ne se tient qu'une année sur deux en Principauté…

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