“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Résistent Près de 500 emplois menacés sur la Croisette

Mis à jour le 10/04/2016 à 05:09 Publié le 10/04/2016 à 05:09
À Cannes, interdire certains plagistes d'exercer porterait atteinte à toute  l'économie locale selon un audit demandé par des professionnels.	(Ph. Gilles Traverso)
Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Résistent Près de 500 emplois menacés sur la Croisette

Fin 2017, les plages privées de l'Anse-Croisette vont se heurter au décret de 2006.

Fin 2017, les plages privées de l'Anse-Croisette vont se heurter au décret de 2006. L'an prochain, les concessions arriveront à leur terme et la municipalité devra donc procéder à leur renouvellement. Au terme de cet appel d'offres, les nouveaux concessionnaires pourront exploiter les plages qui leur ont été concédées durant les douze prochaines années. Sur ses 33 000 m2 de sable, l'Anse-Croisette compte aujourd'hui 24 établissements. Au terme de ce renouvellement au moins six d'entre eux pourraient bien disparaître l'an prochain. Car les dispositions du décret 2006 s'appliqueront alors. Pour les plagistes cannois « les conséquences économiques seront considérables », souligne leur porte-parole Michel Chevillon. Et pour que l'État en ait parfaitement conscience, ces professionnels ont fait réaliser un audit sur le manque à gagner si le décret devait s'appliquer. Pour eux, mais aussi pour la collectivité. « C'est d'autant plus scandaleux que l'État va, dans le même temps, multiplier par 10 la redevance que lui verse la Ville », ajoute le maire de Cannes, David Lisnard. « Je respecterai la loi mais je continue le combat avec les maires, toutes tendances confondues qui sont révoltés par ce décret. »

Selon cet audit, les établissements de Cannes-Croisette ont en effet généré à eux seuls 48,5 M€ de chiffre d'affaires en 2013. Soit 11,6 % de plus qu'en 2012. Les trois quarts de leur activité provient, non pas des matelas, mais de la restauration. Ces restaurants de bord de mer servent près de 800 000 couverts chaque saison. Plus de 40 % de leur chiffre d'affaires est généré sur deux mois à peine, en juillet et en août. Pour autant, 14 des 24 établissements de Cannes-Croisette sont ouverts au moins dix mois par an.

Leur activité permet à l'État de collecter plus de 3,5 M€ de TVA et 2 M€ d'impôt sur les sociétés. Les plages privées contribuent également à l'équilibre du budget communal, puisqu'elles versent près de 2 M€ de loyer à la ville chaque année. Sans oublier les 200 000 euros de taxe foncière que les plages de Cannes-Croisette acquittent.

Selon ces professionnels la réduction du nombre d'établissements au nom du décret de 2006 n'aurait pas que des incidences sur les finances publiques. Car ils font également tourner le commerce local en passant commande à presque 1 900 fournisseurs issus à 80 % du département. L'audit réalisé par les plagistes estime que leur activité génère 11 M€ de chiffre d'affaires indirect auprès de ces fournisseurs.

Interdire certains plagistes d'exercer porterait donc atteinte à toute l'économie locale. La corporation estime qu'au moins 500 emplois sont directement menacés par le renouvellement des concessions en 2017.

Parmi les 200 plages privées du département, les établissements de bord  de mer de Cagnes-sur-Mer sont aussi visés par le décret de 2006.	(Ph. Éric Ottino)

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.