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Rejet de boue au Larvotto : l’inquiétude d’une association

Mis à jour le 17/10/2019 à 10:20 Publié le 17/10/2019 à 10:20
Des boues argileuses s’étaient déversées dans la mer.

Des boues argileuses s’étaient déversées dans la mer. archives J.-F.O.

Rejet de boue au Larvotto : l’inquiétude d’une association

Vendredi 4 octobre, des rejets de boues en mer ont été constatés en aval du chantier Testimonio II, au Larvotto.

Vendredi 4 octobre, des rejets de boues en mer ont été constatés en aval du chantier Testimonio II, au Larvotto. La coulée de boues argileuses sur la plage de Saint-Roman, dite du Pont de Fer, à la limite de la frontière entre la Principauté et Roquebrune-Cap-Martin, provenait bien de ce chantier. Les forages ont aussitôt été arrêtés et les analyses ont démontré que le matériau en question n’était pas bactériologique, donc « sans conséquence sur l’environnement », assurait le directeur des Travaux publics, Jean-Luc Nguyen (lire Monaco-Matin du 10 octobre).

Depuis, les écoulements ont cessé et le forage a pu reprendre, avec le souci de tout faire pour que cela ne se reproduise plus.

« Ces écoulements sont nocifs »

Pas de quoi rassurer pour autant l’Association pour la sauvegarde de la nature et des sites de Roquebrune Cap Martin, Menton et environs (Aspona), qui, dans un communiqué de presse publié la semaine dernière, ne cachait pas son inquiétude.

« Si les écoulements de boue ne sont pas contaminés et pollués, ils sont bien nocifs pour l’environnement de la plage de Saint-Roman, assure l’association écologiste. Car ils opacifient l’eau de mer et, de ce fait, nuisent aux herbiers de posidonie et aux prairies de cymodocées, qui ont besoin d’une parfaite transparence pour se développer et servir de nurseries aux poissons et autres animaux marins. C’est dans les 100 premiers mètres que la biodiversité est la plus riche et la plus fragile sur nos côtes. »

L’Aspona en profite pour réclamer « l’application de la mesure annoncée dans la Stratégie maritime de la façade méditerranéenne, adoptée en juin dernier par le Conseil maritime de façade, sous l’autorité des préfets coordonnateurs, le préfet maritime et le préfet de Provence-Alpes-Côte d’Azur ».

Et l’association de s’expliquer : « Il convient de mettre un terme à une anomalie historique infondée, qui laisse la plage de Saint-Roman sans protection environnementale. La zone comprise entre la frontière monégasque et la Pointe de la Veille doit être intégrée à la zone Natura 2000, créant ainsi une protection continue européenne transfrontalière, allant de la frontière de Monaco jusqu’au futur port de Vintimille. »


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