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Rallye historique de Monaco: la piste aux souvenirs

Mis à jour le 04/02/2016 à 05:13 Publié le 04/02/2016 à 05:13
Concentration de voitures de rallye, hier sur le port Hercule.

Concentration de voitures de rallye, hier sur le port Hercule. Cyril Dodergny

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Rallye historique de Monaco: la piste aux souvenirs

Ce sont un peu des madeleines de Proust : quand les passionnés déambulent sur le port, au milieu des anciennes voitures exposées là, les souvenirs remontent. Voyage dans les mémoires

Des sourires éclairent les visages. Des appareils photos se braquent. Des mains se tendent. Des regards se fixent. Rares sont ceux qui passent devant les voitures stationnées à la vue de tous sur le port Hercule, hier, sans montrer aucune émotion.

Les véhicules qui ont terminé le Rallye Monte-Carlo Historique, et qui ont passé un moment ici, en parc fermé, sont beaux, d'accord. Ils sont bien conservés. Mais pour les passants, ils font surtout remonter des souvenirs. Et ils sont nombreux, chez ceux qui déambulent au milieu des vieilles Mercedes, Renault, Ford ou Alfa Romeo. Même si le sport automobile n'est pas forcément une passion.

«Quand j'étais minot…»

Hervé, par exemple, ne suit pas vraiment le rallye. Ce Monégasque, la cinquantaine, est surtout venu observer «les belles autos, bien entretenues». Mais en cherchant bien, les souvenirs arrivent. «ça me rappelle un peu quand j'étais jeune, glisse-t-il en détachant son regard d'une Renault R5 bleue. Je crois que c'est un peu pareil pour tout le monde.»

Surtout à Monaco. Surtout avec le rallye. «C'est vrai que quand j'étais minot, je me rappelle, on montait souvent au Turini», retrace-t-il. Classique parmi les classiques du Rallye Monte-Carlo.

D'autres ne s'intéressent pas plus que ça à la course automobile mais ont des avis un peu plus éclairés sur les différentes voitures qui dorment là. «Je connais bien certaines de ces voitures que je me suis acharné à modifier pour éprouver un certain plaisir», dit Gérard. Il a 68 ans et, dans les années soixante, l'homme venu de Dordogne mais qui vient régulièrement en Principauté aimait bien bidouiller les moteurs. Quitte, parfois, à aller s'amuser un peu en montagne… Alors forcément, se balader au milieu des voitures, «ça fait remonter des souvenirs, bien sûr».

Et même s'il est surtout venu «profiter du soleil», Gérard cherche tout de même un modèle précis, «une Ford Cortina GT», que son regard n'a pas encore accroché. À côté de lui, Nicole, le même âge que lui, est surtout venue pour le plaisir des yeux.

«Fan de la DS depuis les années soixante»

Il y a aussi des profils un peu plus obsessifs. Même si Robert, 63 ans, se définit spontanément comme «un fou de voitures repenti», on sent bien que la passion est encore là. Quand il immortalise une Alpine «pour l'envoyer à [son] neveu, qui est comme un fils pour moi, et qui adore ces voitures», par exemple. Ou quand il explique être sur le point d'aller toucher et photographier une Citroën DS, comme à chaque fois qu'il en voit. Difficile de l'arrêter, quand il évoque «les suspensions hydrauliques», «le design unique pour une voiture produite dans les années cinquante»,

«le général De Gaulle, qui disait qu'il ne monterait pas dans une autre voiture qu'une DS…» Bref, Robert est «un fan depuis les années soixante». Et le retraité américain, venu de la baie de San Francisco mais qui passe l'hiver à Nice, a d'autres marottes. Il tend le bras vers une grosse berline noire: «Vous voyez cette voiture? Cette Mercedes 220, au milieu des années soixante, c'était le luxe ultime. Sauf à avoir une Rolls-Royce.»

Cela continue. Longtemps. Les souvenirs de l'enfance remontent. Sauf qu'après avoir fini son tour, Robert ne prendra pas le volant. «Je ne possède pas de voiture, glisse-t-il derrière ses lunettes de soleil, dans un sourire parmi beaucoup d'autres. Je prends le bus.» Moralité : la passion peut-être débordante mais rester virtuelle.

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