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Qui veut la peau du

Mis à jour le 13/04/2019 à 10:28 Publié le 13/04/2019 à 10:28
Le loup est officiellement revenu en France en 1992, dans le parc national du Mercantour.

Le loup est officiellement revenu en France en 1992, dans le parc national du Mercantour. G.A.

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Qui veut la peau du

L’animal fascine toujours autant qu’il effraie. Alors que l’espèce protégée flirte avec les 500 individus en France, seuil fixé pour sa viabilité, les méthodes de comptage sont contestées. L’enjeu ? La hausse des tirs de prélèvements

Pour vous convaincre des tensions que peuvent provoquer le loup et son comptage, laissez-nous vous conter l’histoire qui se passe dans l’Estéron. Dans cette vallée très boisée, où le pastoralisme est marginal, un groupe de chasseurs est entré en guerre contre le loup. Grâce à des pièges photographiques dont ils ont truffé le secteur, ils diffusent photos et vidéos de l’animal sur leur blog « Observatoire CLH 06 » et sur les réseaux sociaux. Le but ? Remettre en question les chiffres officiels. Et dénoncer au public « ce que nous cache l’État. Les 500, on les a largement, dans le département ».

Disparition du gibier

Aiglun, Roquesteron, Cuébris, Conségudes… Ils s’évertuent à démontrer une présence en masse de l’animal alors que le secteur serait en « zone blanche (zone sur laquelle la présence du loup n’a pas été constatée officiellement) », écrivent-ils sous une vidéo montrant une meute.

Ce qui pose problème à ces chasseurs qui répondent anonymement, c’est que les tirs des loups soient réservés à la protection du pastoralisme. « Les éleveurs sont écoutés, eux, parce que c’est leur gagne-pain. Tant qu’il n’y a pas de troupeaux, il n’y a pas de tirs. »

Pourtant, ils assurent que le loup, « hyperprésent depuis deux ans » fait des dégâts. Notamment en engloutissant le gibier. « Il y a quatre ans, on vous emmenait en forêt, on vous montrait des lièvres, des chevreuils, des mouflons, des cerfs… Aujourd’hui, on ne voit plus rien courir. On vit la destruction des espèces pour la réintroduction d’une seule ».

Louer « des territoires vides », voilà qui ne va pas grossir les rangs de plus en plus minces des sociétés de chasse locales. « Le loup, lui, prélève toute l’année. Il faut réguler cette espèce, si l’on veut préserver nos espèces et notre patrimoine. Il faut un plan de chasse. »

Sinon, la bête finira par attaquer l’homme, augurent-ils. « Nous sommes inquiets. Il est aux portes des villages et n’a plus peur de l’homme. Tant que le garde-manger de la forêt est plein, ça va. Mais quand il n’y aura plus rien, il faudra bien que ces bêtes se nourrissent. Et elles ne mangent pas de l’herbe. L’État essaie de nous le cacher, mais c’est trop grave. On a l’impression de retomber à l’époque de nos grands-parents. Enfin, ce n’est pas pour rien qu’on a écrit le Petit Chaperon rouge ».

Sur Facebook, le collectif Stop à la chasse aux loups, composé « de passionnés et de naturalistes » demande à ses membres d’enlever les pièges photos. Pour eux, ces chasseurs sont « des extrémistes anti-loup ». « Leur objectif, c’est de référencer où sont les loups pour organiser des battues. Il suffit qu’il y a une vidéo à Aiglun pour qu’une battue aux cerfs soit organisée. Bon, la chasse est actuellement fermée, mais ils cherchent aussi à obtenir plus d’abattage. »

DR

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