“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Qui est Salomé Panizzi, fille d’un pilote de rallye, qui va concourir au 14e Jumping de Monaco

Mis à jour le 27/06/2019 à 11:42 Publié le 27/06/2019 à 12:30
 « Je me souviendrai toute ma vie de tous mes chevaux, de leur nom. Ce sont mes bébés, ma vie. »

« Je me souviendrai toute ma vie de tous mes chevaux, de leur nom. Ce sont mes bébés, ma vie. » Photo Cyril Dodergny

Qui est Salomé Panizzi, fille d’un pilote de rallye, qui va concourir au 14e Jumping de Monaco

Salomé Panizzi est l’un des espoirs monégasques en saut d’obstacles. À partir de ce matin, la cavalière se présentera sur la piste du Jumping "pour gagner". Portrait d’une passionnée.

Si Salomé est aussi adroite sur un cheval que son père l’était au volant d’une voiture, on peut lui prédire un grand avenir. "Mon père, c’est mon idole. Je vis dans l’ombre d’une célébrité. J’aimerais bien devenir un peu célèbre, moi aussi, dans mon domaine."

Son père, c’est Gilles Panizzi, le pilote aux 7 victoires et 14 podiums en championnat du monde des rallyes dans les années 2000. Mais Salomé, 19 ans, ne s’intéresse pas plus que ça aux chevaux mécaniques.

Son truc à elle, sa passion, toute sa vie, ce sont les chevaux. Tout court. Aujourd’hui et pendant trois jours, la cavalière monégasque, engagée dans les six épreuves de CSI 2* (Course de saut d’obstacles deux étoiles) du 14e Jumping de Monaco, va tout faire pour en remporter une. Voire toutes.

Et pour se faire un prénom dans le monde de l’équitation.

"J’ai eu une vibration"

Son histoire d’amour avec les chevaux remonte à la petite enfance. "J’ai toujours trouvé les chevaux magnifiques et élégants. J’étais très attirée."

Sa mère voulait qu’elle danse, comme elle. Son père refusait qu’elle fasse du sport automobile, comme lui - trop dangereux et trop machiste à son goût - mais la voyait bien se lancer dans le tennis. Salomé a mis tout le monde d’accord: "Un jour, je devais avoir 5 ans, j’ai demandé à Maman de m’amener voir les poneys, dans un club de Sospel, où on vivait. Je vous jure que c’est vrai : j’ai eu une vibration. "

À 6 ans, elle s’impose: "J’étais nulle en danse, nulle au tennis. Je voulais faire du poney."

La petite Salomé est attirée par la pratique de l’équitation. Mais aussi, et peut-être surtout, par les chevaux. Très introvertie, la gamine de Monaco, qui a grandi à Sospel, se sent bien avec les équidés. "À l’époque, ils étaient mes seuls amis", confie la jeune cavalière.

Sur un plan personnel, les chevaux l’aideront à s’ouvrir aux autres, à s’imposer. Jusqu’à devenir la jeune femme affirmée et déterminée que nous avons rencontrée hier en fin de matinée, devant les boxes du Jumping, sur le port Hercule. Une cavalière fatiguée par sept heures de route mais heureuse d’être là, chez elle.

Salomé continue de fouiller dans ses souvenirs. Entre 6 et 10 ans, sa passion pour l’équitation prend forme. Elle monte deux fois par semaine, effectue des stages l’été. À Sospel, à Villeneuve-Loubet, à Nice et sur la route de Monti, près de Sospel.

"En apesanteur"

À 10 ans, l’envie de compétition commence à pointer le bout de son naseau. "Je sais alors que je veux progresser, ne plus pratiquer en loisir." Salomé commence à prendre des cours particuliers. Deux ans plus tard, son père lui offre un poney. Stanley. Salomé effectue ses premiers concours. Dès le début, en saut d’obstacles. "J’ai toujours adoré cette sensation de m’envoler sur un cheval. Je trouve ça magnifique. J’ai la sensation d’être en apesanteur. C’est incroyable."

À 13 ans, la petite Monégasque croise le chemin du grand cavalier Pierre Durand au cours d’un stage. Le champion repère tout de suite l’allure de la jeune cavalière et va voir son père en lui expliquant que Salomé à "plus une monte de cheval que de poney".  Ni une ni deux, Gilles Panizzi offre une jument à sa fille. Villa Volta. "Je me souviendrai toute ma vie de tous mes chevaux, de leur nom. Ce sont mes bébés, ma vie. Quand j’ai reçu cette jument, je pleurais, je riais, j’étais submergée par toutes les émotions."

Salomé Panizzi s’entraîne alors aux « Haras de Monaco », chez Mona Ferry, à nouveau à Sospel. Elle progresse. Participe à des concours avec des barres allant jusqu’à 1,20 m.

"Bosser, bosser, bosser"

À 17 ans, elle veut voir ailleurs, plus grand, plus haut. S’éloigne un peu, dans un autre haras privé - à Valbonne, chez Manuel Henry -, puis beaucoup plus loin, dans l’Ain, à Belmont-Luthézieu, chez Cyril Bouvard, depuis bientôt un an.

Quitter la région était obligatoire, à ses yeux. "Ici, le niveau est trop faible. Il y a peu de concours et la région n’est pas propice au cheval. Il fait trop chaud, c’est trop aride. Cyril Bouvard est un très bon cavalier qui a accepté de me former. C’était une occasion à ne pas manquer."

Car ce n’est pas une surprise, cette jeune femme à la crinière rousse et au large sourire rêve de devenir cavalière professionnelle. Sa famille est derrière elle, moralement et financièrement, pour lui permettre de le réaliser. Et aujourd’hui, à 19 ans, Salomé Panizzi est à la croisée des chemins.

"Pour devenir professionnelle, je dois participer à plus d’épreuves, et des épreuves plus importantes. Et puis je dois bosser, bosser, bosser pour atteindre ce rêve." Donc, pour se faire un nom, une réputation, et réussir à vivre de sa passion pour la compétition équestre, en donnant des cours et en montant des chevaux hors de prix confiés par de riches propriétaires.

"Je cours pour gagner"

La jeune Salomé n’en reste pas moins lucide. Si elle ne parvient pas à percer, elle continuera à faire du cheval pour le plaisir et trouvera autre chose pour réaliser sa vie professionnelle.

Mais sa priorité est plus que jamais sur la piste. Et ça commence aujourd’hui, sur le port Hercule. L’an dernier, elle a terminé 4e d’une épreuve de CSI 2*. Elle compte faire mieux. "Je cours pour gagner. Si nous sommes en forme, mes deux chevaux et moi, c’est possible."

Salomé Panizzi, son cheval Ulakhani Villa Rose et sa jument Volca de la Bresse sont prêts. Son papa aussi.

« Mon père, c’est mon idole. Je vis dans l’ombre d’une célébrité. »
« Mon père, c’est mon idole. Je vis dans l’ombre d’une célébrité. » Photo A.C.

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct