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Quel futur pour les écoles d'Ascros et de La Penne ?

Mis à jour le 06/09/2018 à 05:27 Publié le 06/09/2018 à 05:27
Cette année, les deux classes ont accueilli 21 enfants au total. Le curseur était à 24.

Cette année, les deux classes ont accueilli 21 enfants au total. Le curseur était à 24. H. J.

Quel futur pour les écoles d'Ascros et de La Penne ?

Depuis 2004, les deux communes se sont réparties les différents niveaux du primaire. L'académie veut supprimer une des deux classes pour la rentrée 2019. Reste à savoir laquelle...

L'histoire qui lie les écoles d'Ascros et de La Penne sera-t-elle de celles qui finissent mal ? L'idylle a pourtant commencé en 2004, avec une cause commune. À l'époque, déjà, la crainte de voir leurs écoles fermer par manque d'effectifs, pousse les deux villages à former un RPI (regroupement pédagogique intercommunal) avec la commune de Saint-Antonin. Les gamins des trois villages suivent un seul parcours primaire réparti sur les deux écoles, avec un instituteur chacune.

Mais voilà que le 13 avril, un courrier de l'inspecteur d'académie met les maires du RPI dos au mur... Un courrier qui pointe « la faiblesse du nombre d'élèves dans ces deux classes uniques et l'évolution à la baisse depuis plusieurs années. » L'inspecteur prévient : « Si cette tendance se confirme, il me sera difficile de maintenir un emploi dans votre école pour la rentrée 2019. » Il sous-entend la fermeture mécanique d'une des deux écoles. Mais laquelle ? Ascros ou La Penne ?

« Laissez-nous deux ou trois ans »

En vérité, l'inspection a soulevé le sujet du regroupement en un seul établissement depuis plusieurs années. Mais jusqu'ici, « les élus ont décidé de garder le RPI tel qu'il est », comme le souligne le compte rendu du conseil d'école du 16 avril 2017. Bref, ils ne réussissent pas à se mettre d'accord. En même temps, quel maire accepterait la fermeture de son école ? Toujours est-il que le courrier de l'inspecteur d'académie est en réalité un ultimatum : « Il leur met la pression, traduit Eric Cézerac, l'instituteur de La Penne. S'ils ne s'entendent pas, les deux écoles ferment. »

Entre les deux sites, celui de La Penne semble le plus menacé. L'école est une petite salle où il serait impossible d'accueillir tous les enfants.

Lundi, le maire, Patrice Briandet, préparait une réponse, avec l'espoir d'être appuyé par ses homologues. Pour viser le maintien, l'inspecteur a mis le curseur à 12 élèves par classe, soit 24 au total. Malgré une rentrée à 21 élèves, le premier magistrat s'accroche : « Il y a des mouvements fluctuants, mais pas de baisse constante. En 2017, nous en avions 19. » Persuadé que l'arrivée annoncée de la fibre peut attirer de nouvelles familles, il demande : « Laissez-nous 2 ou 3 ans. Parce que si l'école ferme, on ne reviendra pas en arrière, je le sais. Or, c'est important pour l'arrière-pays. »

Faire venir des réfugiés

Sauf que Vincent Giobergia n'a pas l'intention de le suivre. Le maire d'Ascros préfère tout mettre en œuvre pour accueillir les enfants dans sa commune.

« La classe de La Penne est petite et difficile à maintenir. C'est bien qu'elle soit là, mais moi, je parle pour mon village et on me dit qu'on va fermer mon école. Je l'ai toujours maintenue et je ne me laisserai pas embarquer dans le tourbillon. Si les deux écoles restent, tant mieux, mais si on peut en sauver une, sauvons-la. »

Et ce maire est prêt à... presque tout. Même à « donner les clés » de sa mairie à l'inspecteur d'Académie pour que les cours y aient lieu ! Mais pas seulement.

Il envisage, par exemple, la mise en place d'un service de garderie du soir et de loyers à bas coûts, pour attirer des familles avec enfants. Mais aussi, pourquoi pas, de faire venir des réfugiés.

Vincent Giobergia s'accroche à l'idée qu'il pourrait avoir les deux classes dans son établissement. Lui aussi se voile la face, selon Éric Cézerac.

Fataliste, l'instit souffle : « Il va y avoir une suppression de poste, c'est comme ça. Entendez-vous. »


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