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Quel avenir pour le personnel de l'hôtel Miramar? Les salariés craignent des licenciements

Les salariés craignent un plan de licenciement général alors qu'ont démarré des travaux dans l'établissement. La direction, elle, assure que l'activité hôtelière n'est pas menacée

CEDRIC VERANY Publié le 23/02/2017 à 13:44, mis à jour le 23/02/2017 à 13:44
L'hôtel trois étoiles, situé sur le quai Kennedy, a entamé une série de travaux en début d'année. Photo C.V.

Pas une saison sans un conflit social dans un établissement hôtelier de la Principauté. La crise, en ce moment, couve au Miramar. L'hôtel trois étoiles, situé sur le quai Kennedy et qui compte treize salariés, est la propriété, depuis décembre 2014 du Russe Yuri Tskhovrebov.

Début janvier, le personnel de la restauration a été mis en congés payés forcés alors que démarraient des travaux dans le restaurant. Depuis, la direction a signifié au personnel de la cuisine un plan social à venir. Un couperet pour neuf salariés en CDI, dont certains sont employés de l'hôtel depuis plus d'une décennie.

"De nombreux problèmes de non-conformité ne permettaient plus d'assurer le bon fonctionnement de l'activité de restauration, ni garantir les conditions de travail pour le personnel et la qualité de service pour les clients. En attendant le bon accomplissement de toutes les formalités administratives, tous les salariés continuent à être payés selon leur contrat, même si l'activité de restauration est complètement fermée", précise Yuri Tskhovrebov, qui confirme "une procédure de licenciement pour les neuf salariés de la restauration".

Pour quatre serveurs, un reclassement a été proposé dans un autre restaurant que l'homme d'affaires projette d'ouvrir boulevard Albert-Ier.

 

Le restaurant ferme, l'hôtel reste actif

Car, à terme, il ne devrait plus y avoir de restaurant dans l'hôtel. "Les bruits, les odeurs et les fumées ont toujours dérangé les clients de l'hôtel", continue Yuri Tskhovrebov, qui réfléchit à un concept de restauration lounge à l'avenir, uniquement sur le toit terrasse du bâtiment.

Il demeure que cette première phase de travaux dans l'hôtel inquiète le personnel. "Quel est l'objectif de la direction? On se le demande, nous sommes dans l'attente, dans le flou", plaide une salariée au regard de dix-huit mois de travaux annoncés.

"Il y a toujours eu des problèmes au Miramar, avec des cas de licenciements douteux. La direction met la pression sur ses salariés. Aujourd'hui il y a des rumeurs de grands travaux, de revente, les salariés sont perdus", déplore Olivier Cardot, secrétaire général adjoint de l'Union des Syndicats de Monaco.

Le propriétaire, lui, confirme le démarrage de grande envergure pour dix-huit mois. Avec, outre la réfection de l'étage restauration, des interventions sur l'étanchéité et la façade. Il évoque aussi "l'éventuelle réfection des chambres par niveau en poursuivant toujours l'activité hôtelière en partie".

Et précise: "Les licenciements des employés rattachés à l'activité hôtelière ne sont pas prévus. Cette période est difficile pour notre établissement. Il est normal que les personnes se posent des questions. Mais je tiens à informer régulièrement le personnel sur l'avancement de toutes les procédures et de répondre à toutes les questions."

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