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Quand Rosberg joue le chauffeur du prince

Mis à jour le 25/05/2016 à 05:14 Publié le 25/05/2016 à 05:14
« L'enfant du pays » a déployé ses ailes sur la place du Palais hier.

« L'enfant du pays » a déployé ses ailes sur la place du Palais hier. Photo Michaël Alesi

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Quand Rosberg joue le chauffeur du prince

Hier, Nico Rosberg a embarqué le prince dans une magnifique Mercedes 300 SL Papillon pour deux tours de piste. Une virée suivie de confidences désormais coutumières avant le Grand Prix

Pour sa première reconnaissance du circuit de Monaco version 2016, Nico Rosberg s'est offert un copilote de renom, hier après-midi, en la personne du souverain.

Sappé comme Gatsby le Magnifique, le triple vainqueur en titre du Grand Prix de Monaco n'est pas passé inaperçu, sur les coups de 13 heures, lorsqu'il a traversé la place du Palais au volant d'une Mercedes 300 SL Papillon d'un blanc immaculé.

Les portes soulevées, le pilote a fait sensation auprès de la centaine de touristes présents. Un bain de foule savouré, d'autant plus qu'il lui permettait de sortir d'un certain confinement à quelques jours d'enflammer l'asphalte de la Principauté.

« Je ne suis pas dans une bulle totale mais je dois quand même y penser, gérer bien la situation. »

Son quotidien ? « C'est à la maison, sur la plage ou à la piscine avec la famille, comme d'habitude. J'essaye de me relaxer car c'est quand même une semaine assez pleine, avec beaucoup d'événements, il faut que je gère efficacement mon énergie. »

Au-delà de la course à pied et de la natation, Rosberg a, depuis deux ans, un nouvel exutoire. Un rendez-vous immuable avec le prince sur le ton de la confidence (lire ci-dessous). « Ça devient un peu un rituel puisqu'on l'a fait l'année dernière, c'est sympa ! »

Le souverain aurait-il le secret de la gagne ? Toujours est-il que le champion ne daigne pas parler superstition. « Oui il y a un peu de superstition (rires). Ça fait plaisir car je ne suis pas un enfant du pays sur le papier mais presque. Après trente ans de vie ici, c'est vraiment chez moi. »

Une sensation de confort qui, à l'écouter, n'interfère pas sur sa préparation. « C'est toujours pareil. J'ai encore la voiture pour faire un résultat donc ça va être un beau week-end que j'espère fantastique. »

En cas de succès dimanche, Nico Rosberg décrocherait en effet ses quatrièmes lauriers consécutifs et marcherait sur les pas du roi Senna, couronné à cinq reprises. Une obsession ? « ça ne sert à rien de se focaliser là-dessus. J'aimerais bien gagner ce week-end, c'est tout. Je fais de mon mieux mais je ne me concentre pas sur cette quatrième victoire. »

Vainqueur des quatre premiers Grand Prix de la saison, Rosberg est redescendu de son nuage en Espagne après un accrochage avec son coéquipier Lewis Hamilton. Un abandon semble-t-il digéré. « On a eu un moment difficile mais c'est le passé et on regarde vers l'avant. On attaque. »

Méthode Coué pour rivalité exacerbée. Alors cette concurrence ? Toujours positive ? « Dernièrement pas trop, mais on essaye et en général la relation est bonne. »

Drôles de rapports que ceux de ces deux champions faisant baquet commun, et même immeuble commun… sans affection particulière. « Je ne le vois pas. Alors qu'on habite dans le même immeuble, je ne me rends pas compte qu'il habite là. » Pas de doute, la course a déjà débuté.

Le prince Albert-II: «Par rapport à d’autres pilotes, il voit le circuit différemment»

Avant de conduire le prince Albert II sur le circuit du Grand Prix pour deux tours de reconnaissance filmés, pour son compte, par une équipe de caméramans, Nico Rosberg a dû se soumettre, comme tout un chacun, aux contrôles de sécurité. Préférant taire le nom du propriétaire de la rutilante Mercedes, le pilote n’a pas lâché les agents de sécurité du regard lors de l’inspection du véhicule, craignant la moindre rayure. « Je serai très attentif », avait pourtant averti l’agent.

Après une petite demi-heure à rouler sur le circuit, le prince et son chauffeur d’un jour ont regagné le calme de la cour du Palais pour une séance photo ponctuée de francs échanges. 

« ça c’est très bien passé.C’est un pilote exceptionnel et une très belle voiture qui ne demandait qu’à aller un peu plus vite », a plaisanté le souverain en introduction. Nico Rosberg y allant de son bon mot dans l’aspiration. « Spécialement au virage 1 que je vous ai demandé de changer sans le dire aux autres pilotes (rires). ça va être la grosse surprise.» Boutade suivie de questions.

Les années passant, sentez-vous Nico plus serein dans l’approche de la course?
Le prince : Avec l’expérience, il apprend à planifier les choses peut-être mieux et puis à avoir un peu plus de recul. Tu ne m’as pas dit mais peut-être qu’à l’intérieur ça bouillonne.
Nico Rosberg : Ah oui! C’est Hollywood! (rires) La tension, elle est là, c’est sûr.
– J’ai connu ça aussi en bobsleigh. À l’approche d’une compétition, on veut être calme en dehors, pour ne pas influencer d’une mauvaise façon l’équipe. Et puis, à l’intérieur, il y a un peu d’anxiété. Ce n’est pas tellement de l’anxiété ou de la peur mais la tension de la compétition.
– Bien sûr. Et sans ça, j’arrête! Je vis pour cette adrénaline. La compétition, la bagarre.

D’où l’importance de vos discussions? Partager sa pression est aussi une manière de la libérer?
Le prince : Bien sûr. D’ailleurs, on a parlé de sport automobile mais pas uniquement. Aussi des différents aspects de Monaco. C’est un enfant du pays, je n’ai pas grand-chose à lui apprendre, si ce n’est de partager quelques anecdotes sur son enfance et les différents lieux de Monaco qu’il connaît aussi autrement. Par rapport à d’autres pilotes, il voit le circuit différemment.

AGENCE MONACORENCONTRE ENTRE LE PRINCE ALBERT II ET NICO ROSBERG QUI ONT FAIT 2 TOURS DU CIRCUIT DE MONACO AVEC LA 300SL MERCEDEZ PAPILLON
AGENCE MONACORENCONTRE ENTRE LE PRINCE ALBERT II ET NICO ROSBERG QUI ONT FAIT 2 TOURS DU CIRCUIT DE MONACO AVEC LA 300SL MERCEDEZ PAPILLON Photo Michaël Alesi

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