“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Quand les jeunes catholiques de Monaco prennent l’apéro avec Dieu

Mis à jour le 13/11/2020 à 18:16 Publié le 13/11/2020 à 13:01
Seuls dans la chapelle, ces jeunes partagent un moment de prières chantées, sur des musiques modernes, diffusées en live sur les réseaux sociaux.

Seuls dans la chapelle, ces jeunes partagent un moment de prières chantées, sur des musiques modernes, diffusées en live sur les réseaux sociaux. Photo DR

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Quand les jeunes catholiques de Monaco prennent l’apéro avec Dieu

Depuis trois ans, les "Happy Hours with God" sont l’occasion pour ces jeunes de vivre leur foi de façon conviviale. Avec la crise sanitaire, ils poursuivent leur mouvement sur les réseaux sociaux.

On ne va pas vous énumérer ici les raisons que l’on a tous, en ce moment, de se sentir mal. En détresse. Inquiets. Ou tristes. On trouve tous, comme l’on peut, les amulettes pour nous faire du bien. Moi c’est la cuisine. Certains, ce sera la lecture, la musique, la peinture, les jeux vidéo, le sport… Et pour d’autres, c’est l’occasion de pratiquer leur foi. Plus que jamais, se sentir membre d’une communauté. Sentir que l’on fait corps avec les siens.

Depuis trois ans, les "jeunes ktos de Monaco" (prononcer "jeunes cathos"), comme ils se nomment sur les réseaux sociaux, se réunissent chaque mois pour une session baptisée "Happy Hour with God".

Louanges et convivialité

Alors c’est vrai, les happy hours, d’habitude, c’est plutôt dans les bars, autour d’un verre. "C’est un rendez-vous en deux temps. D’abord, il y a un temps de louanges, et après, on se retrouve pour un moment convivialité", explique Clotilde Bresson, qui fait partie de l’organisation. De la musique et un apéro : on est en effet dans le concept de l’happy hour.

D’habitude, ces moments de partage se déroulent dans la chapelle de la Visitation, sur le Rocher. "Avec la crise sanitaire, on ne se retrouve pas tous ensemble à la chapelle. Dès le premier confinement, on a cherché à mettre en place quelque chose. Pas besoin d’être physiquement ensemble pour prier ensemble", poursuit Clotilde. Du coup, ce groupe de trentenaires a investi les réseaux sociaux.

Les jeunes « ktos » de Monaco veulent vivre avec leur temps, et partagent leur foi sur les réseaux sociaux.
Les jeunes « ktos » de Monaco veulent vivre avec leur temps, et partagent leur foi sur les réseaux sociaux. Photo DR

Au goût du jour

Mercredi dernier, ils étaient une poignée, en direct de la chapelle de la Visitation. Un groupe de musiciens. Guitare, clavier, batterie, et des micros. À l’heure dite, la musique commence. Et autant vous le dire : on s’éloigne un peu des cantiques traditionnels.

Ici, on a adopté un modèle plus pop, franchement inspiré des groupes musico-religieux américains. Ça sonne un peu plus comme des titres que l’on pourrait entendre à la radio, et un peu moins comme les chants religieux de nos grands-parents. "Je sentais qu’il y avait besoin de faire avancer les pratiques de l’Église. Il faut vivre avec son temps."

Et on peut dire que c’est plutôt réussi. Évidemment, en ligne, il manque un peu l’ambiance de la salle, mais tout autant qu’elle manque quand des artistes se produisent sur Facebook ou Instagram.

Une fois par mois, ils offrent donc un concert de louanges. L’occasion de prendre un temps pour soi, tranquille à la maison. On peut même retrouver les sessions passées sur Instagram et Facebook. Et pourquoi pas avec un bon verre, histoire de rester dans l’happy hour?

Savoir+
Sur Facebook et Instagram


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.