“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Soutenez l’info locale et Monaco-Matin > Abonnez-vous

Quand les commerçants viennent "se vendre" auprès des lycéens à Menton

Mis à jour le 22/09/2020 à 11:39 Publié le 22/09/2020 à 11:46
Des élèves en commerce et en GEA ont participé à la conférence animée par le président de l’association « Menton Sourire », Marc Jasset

Des élèves en commerce et en GEA ont participé à la conférence animée par le président de l’association « Menton Sourire », Marc Jasset Photo Jean-François Ottonello

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Quand les commerçants viennent "se vendre" auprès des lycéens à Menton

Le responsable de l’association des commerçants s’est rendu au lycée professionnel Paul-Valéry pour rencontrer les élèves se destinant à un métier dans le commerce. En vue de possibles partenariats.

Dans une période particulièrement difficile pour le commerce, le responsable de l’association "Menton Sourire", Marc Jasset, est allé à la source, vendredi. Au lycée professionnel Paul-Valéry, où il a animé une conférence à l’attention des élèves en Gestion des entreprises et des administrations (GEA), ainsi qu’en commerce.

L’objectif était double: présenter l’association de commerçants qu’il préside, et poser les premiers jalons d’un partenariat avec l’établissement. Envisager des perspectives communes.

"Je représente les commerçants de Menton. Il y en a 300 dans la ville - hors alimentaire - mais nous sommes 110 au sein de l’association", introduit Marc Jasset. Précisant que plus les adhérents sont nombreux, plus les projets peuvent être d’importance.

"Tous bénévoles "

Questionné sur la création de "Menton Sourire", le responsable indique que l’association a vu le jour le 12 octobre 2000.

"Je suis le deuxième président. La première a cessé son activité de commerçante et ne pouvait donc plus siéger." Aux élèves qui lui demandent s’il n’est pas difficile d’être seul à la barre, Marc Jasset répond être bien entouré.

Deux secrétaires, deux chargées de communication et un trésorier l’accompagnent en effet. Et participent pleinement de l’effort de renouvellement.

"Nous sommes tous bénévoles, on croit au système associatif. On part du principe que si notre voisin travaille bien, alors nous aussi", résume-t-il. Ajoutant que l’association est à but non lucratif.

Tout l’argent récolté - grâce aux adhésions, ainsi qu’aux subventions de la Ville, de la Chambre de commerce, de la Région ou de la députée - a vocation à être dépensé pour les commerces adhérents. Plus rien ne doit rester dans les caisses en fin d’année.

Le périmètre d’action ? Menton, principalement. Même si l’association entend élargir son champ à la Communauté d’agglomération de la Riviera française. Même si la communication, elle, peut aller jusqu’à Vintimille ou San Remo.

"Depuis la création, y a-t-il eu des améliorations?", demande-t-on dans la salle. Marc Jasset opine. Explique qu’au fil des ans, des actions qui n’existaient pas ont été développées.

Marc Jasset
Marc Jasset Photo Jean-François Ottonello

"Au début, l’association avait surtout vocation à mettre en place la braderie. Mais aujourd’hui, elle sert aussi de support logistique, juridique, d’intermédiaire avec les institutions. Récemment, j’avais même rendez-vous au commissariat pour monter un plan d’action face aux incivilités - à la hausse."

Le président ajoute que les activités organisées ont pour principal objectif de faire venir du monde de l’extérieur. L’an prochain, "Menton Sourire" a notamment le projet ambitieux de monter une "Balade des arts".

Avec des peintres, sculpteurs, potiers, fabricants de bijoux, ferronniers - tous locaux. "Il s’agit d’éviter que le ‘taux d’évasion’soit trop important les week-ends. Et de relancer ainsi l’économie."

Interrogé sur le sujet, Marc Jasset ajoute que la saisonnalité a un réel impact sur les affaires. Qui, dans des conditions hors Covid, explosent durant l’été, et restent très bonnes à l’arrière-saison puis pour la Fête du citron. Quant aux activités, quelques règles simples leur assurent un bon retentissement.

"La braderie, les actions accompagnées de cadeaux, les tombolas, marchent bien. Les clients aiment les cadeaux et les bons prix", synthétise le responsable.

Reste un impondérable: le climat.

Et Marc Jasset d’apostropher les élèves: "Nous sommes démarchés régulièrement pour des demandes de stage. Sachez que nous demandons du savoir faire, mais en premier lieu du savoir être. Quand on voit arriver un jeune qui traîne les pieds, les mains dans les poches, c’est non. Donnez-nous envie de vous embaucher", glisse-t-il. Le métier a beau être contraignant - notamment pour les horaires - il n’en demeure pas moins plein d’avenir.

"Si vous vous faites une place, vous pouvez aller loin..."


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.