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Quand le rêve s’écroule

Mis à jour le 26/06/2019 à 10:31 Publié le 26/06/2019 à 10:30
L’ASVEL a remporté un 19e  titre de champion de France, le premier depuis 2016.

Quand le rêve s’écroule

Monaco menait de huit points à la pause mais l’ASVEL a ensuite tout renversé sur son passage

Du rêve au cauchemar… David Lighty a planté le 3-pts mortel dans le corner, il restait 2’14’’ (60-49) et Monaco a compris que le titre de champion de France, comme en 2018, allait encore lui échapper. Debout, Amara Sy a encore essayé d’encourager les troupes, mais le train était passé, laissant à la Roca Team des regrets éternels. Non, l’ASVEL n’était sans doute pas imbattable hier soir, mais il a suffi d’un quart-temps, le 3e, durant lequel l’ASVEL a pris feu, pour que tout s’écroule. Sasa Obradovic, du bord de la touche, a levé les yeux au ciel, touché, presque incrédule face à la maladresse chronique qui a touché son équipe en seconde période. Dix minutes de trou d’air absolu durant lesquelles s’est jouée cette finale. Cruelle issue, pour cette équipe monégasque qui avait réussi à faire douter le favori ASVEL… « On est les champions », a scandé l’Astroballe, dans l’euphorie. L’ASVEL a fêté son 19e titre. Monaco attendra encore. Il y a 6 ans, l’équipe du Rocher naviguait encore en 3e division. La progression n’en reste pas moins immense.

Mais ce constat ne consolera personne dans les rangs d’une escouade encore battue sur le poteau. A la fin, Zvezdan Mitrovic, le coach des vainqueurs, celui qui fut vaincu l’an passé avec l’ASM, est allé claquer trois bises à Sasa Obradovic. Pour Zvezdan, qui veut dire étoile en Monténégrin, le bonheur était intérieur, contenu, et plein de respect. Il a pris Georgi Joseph dans ses bras, son ancien joueur, qui, à 37 ans, rate encore l’occasion de décrocher le titre, peut-être la dernière. Tony Parker, lui, la star planétaire, le président de l’ASVEL, qui va faire grandir son club avec Jean-Michel Aulas, est allé longuement consoler Paul Lacombe. Avec classe. Paul Lacombe perd sa 6e finale d’affilée : 4 avec Strasbourg, 2 avec Monaco. Il n’a même pas osé regarder le trophée au moment d’aller chercher sa médaille de finaliste au goût d’amertume… Lacombe a des envies d’étranger. Monaco lui doit beaucoup depuis deux ans. Quand le trophée mythique a été remis à l’ASVEL, dans un éclaboussement de paillettes, c’en était assez pour Elmedin Kikanovic. Le combattant bosnien est rentré au vestiaire. Toute l’équipe lui a emboîté le pas. La sono de l’Astroballe crachait les décibels à fond… Tony Parker a pris le micro : « Ce n’est qu’un début, l’an prochain on ira l’Euroligue ». Monaco se contentera de l’Eurocup. « Il ne faut pas être déçu, on a perdu avec dignité, la meilleure équipe a gagné. Les bons joueurs d’expérience ont mis les paniers au moment clé », a lâché Sasa Obradovic. « Un jour, Monaco sera récompensé de son investissement, des efforts de tout le monde ». Obradovic, l’an prochain, sera encore le guide d’une équipe qui devrait changer pas mal de physionomie.

Manu Vitalis/Dir Comm et AFP
Coach Mitrovic du bon côté, cette fois.
Sasa Obradovic sera toujours à la tête de la Roca Team la saison prochaine.
Tony Parker est un président comblé : l’ASVEL est champion de France chez les garçons et les filles.
DaMarcus Nelson MVP des finales.
L’Amiral n’a rien pu faire.

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