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Quand le confinement redéfinit les besoins en énergie à Monaco

Mis à jour le 06/04/2020 à 15:53 Publié le 06/04/2020 à 18:00
Si la consommation de gaz semble stable, la SMEG enregistre une chute de la consommation électrique chez ses clients professionnels en Principauté. 

Si la consommation de gaz semble stable, la SMEG enregistre une chute de la consommation électrique chez ses clients professionnels en Principauté.  Photo Franz Chavaroche

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Quand le confinement redéfinit les besoins en énergie à Monaco

Après vingt jours de confinement en Principauté, les fournisseurs d’énergie constatent des chutes de consommation chez les professionnels. Et une légère hausse chez les particuliers.

A vivre confinés, au ralenti, il est évident que nos modes de consommation d’énergies évoluent. Et donc que les besoins de la Principauté en eau, électricité ou gaz, ne sont plus les mêmes.

S’il est encore trop tôt pour mesurer avec précision les conséquences de cette "hibernation" générale, des premières tendances se dégagent chez les fournisseurs d’énergie. À commencer par la chute des besoins dans le secteur professionnel.

Outre les sociétés fermées et chaînes de production stoppées, un chiffre communiqué par le gouvernement ce week-end suffit à résumer la bascule énergétique actuelle.

10.381 salariés monégasques travaillent ainsi aujourd’hui en télétravail, contre 1.300 habituellement. Soit autant de besoins quotidiens déplacés vers des domiciles qui sont souvent en dehors de la Principauté.

" Des impacts significatifs sur la consommation d’électricité"

"Les mesures de confinement prises pour limiter la propagation du virus Covid-19 ont des impacts significatifs sur la consommation d’électricité à Monaco, nous confirme-t-on d’emblée à la Société Monégasque d’Électricité et du Gaz (SMEG). On peut estimer, à partir des données de consommation des derniers jours, que la baisse de consommation atteint une valeur de -19 % pour les jours ouvrés et -12,5 % pour les week-ends."

Sans surprise, c’est du côté des professionnels que la transition est la plus impressionnante. "Nous estimons à -23 % la diminution de la demande de nos clients professionnels, ce qui reflète la chute de leur activité."

"L’électricité est plus que jamais un besoin de première nécessité"

Des courbes qui se croisent avec des ménages pas plus énergivores qu’à l’accoutumée. "Pour les résidents, confinés à domicile, on enregistre une légère hausse de l’ordre de 1 %."

"Dans ce contexte, l’électricité est plus que jamais un besoin de première nécessité et nos équipes sont mobilisées pour assurer la continuité de la fourniture", souligne toutefois Pierfranck Pelacchi, directeur commercial de la SMEG.

L’arrivée du virus a aussi coïncidé avec celle des beaux jours et du printemps. Alors que les panneaux photovoltaïques commencent à tourner à plein régime et emmagasiner de l’énergie solaire, l’heure est encore au chauffage puisque les besoins en gaz n’avaient pas bougé jusqu’à ce week-end.

"L’impact de la situation actuelle est globalement neutre car les besoins, principalement portés par les chaufferies collectives des bâtiments, suivent surtout l’évolution de la température extérieure."

"On a injecté 20 % d’eau en moins dans le réseau"

Si les agents de la SMEG peuvent suivre les compteurs à distance pour donner cette première photographie en temps réel, le réseau "maillé" de la Société Monégasque des Eaux, où l’eau voyage entre trois réservoirs interconnectés, "ne permet pas de suivre précisément le parcours de l’eau", rappelle le directeur de la Smeaux, Manuel Nardi.

En attendant les prochains relevés de compteurs, des grandes lignes se dessinent toutefois. "Entre la semaine précédant le confinement, et celle de sa mise en place, on a injecté 20 % d’eau en moins dans le réseau. Depuis, c’est stable", analyse Manuel Nardi.

"On achète moins d’eau à la France"

Et, à défaut de relevés détaillés quartier par quartier, un changement de paradigme s’impose. "La première chose évidente, c’est que des consommateurs importants comme les bars et restaurants ont fermé. Ensuite les entreprises, avec tous les besoins en moins liés aux travailleurs journaliers (toilettes, douches, cantines...)".

Autre conséquence directe et non négligeable de cette baisse des besoins en eau, "on mobilise notre production et on achète moins d’eau à la France".

Et si l’année "n’a pas été exceptionnelle" en pluviométrie et autres, les ressources naturelles sont au beau fixe dans un pays où les sources assurent 30 à 50% de la consommation


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