“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Quand la Côte se laisse prendre au jeu... vidéo

Mis à jour le 27/02/2016 à 05:14 Publié le 27/02/2016 à 05:14
Même s'il n'y est pas roi, le jeu vidéo fait des émules au Festival des jeux de Cannes.
Je découvre la nouvelle offre abonnés

Quand la Côte se laisse prendre au jeu... vidéo

Alors que de grosses exclusivités sont présentées, ce week-end, au Festival des jeux de Cannes et au salon Magic de Monaco, un élu azuréen mène une mission parlementaire sur les joueurs « pro »

L'image du jeu vidéo a changé. Celui du gamer (1) aussi. Exit les ados boutonneux et les parties acharnées, planqués dans un grenier. Exit aussi la rengaine du jeu qui abrutit les esprits - ou, pire, alimente idées noires, voire meurtrières. Non, le joueur de jeu vidéo n'est pas un assassin en puissance, façon massacre de Columbine aux États-Unis.

Depuis plusieurs années, les compétitions de jeu vidéo, qu'on appelle aussi l'« e-sport », pour « sport électronique », connaissent un succès croissant. Cette nouvelle pratique attire des sponsors, des diffuseurs et du public dans le monde entier. Certains joueurs se professionnalisent. Déplacent des foules dans des stades de foot. Et ont obtenu leur statut de stars - au même titre que les plus grands sportifs - en dégommant leurs adversaires dans des jeux de tir comme Counter-Strike. Ou en faisant preuve d'une stratégie implacable sur Starcraft et autre League of Legends.

À tel point que les plus grands médias, comme Canal+ (lire page ci-contre) et L'Equipe réfléchissent à la place à donner à ce phénomène, qui totalise des millions de vues sur des plateformes comme Twitch - qui vient d'être racheté près d'un milliard de dollars par Amazon - ou LiveStream.

En France, les enseignes Meltdown, une chaîne de bars qui diffusent et organisent des compétitions de jeux vidéo, fleurissent. Nice a la sienne, dans la vieille ville. Les soirs de compét', elle ne désemplit pas.

Les parlementaires à la manette

C'est pourquoi le gouvernement vient de lancer une grande concertation dans le cadre du projet de loi « Économie numérique » : une mission parlementaire a été confiée au député niçois Rudy Salles pour que le statut de joueur professionnel de jeu vidéo soit enfin encadré juridiquement. Surtout en matière de gains. Car les derniers tournois de jeux multijoueurs, qui rassemblent plusieurs dizaines de milliers de fans dans des salles comparables aux plus belles salles de concert, affichent des prix de plusieurs centaines de milliers de dollars ; la barre du million est même sur le point d'être franchie.

À Cannes, où se tient ce week-end le 30e Festival des jeux, sa commissaire, Nadine Seul, a assisté à la montée en puissance du phénomène. « C'était au début des années 2000. Le jeu vidéo existait depuis bien plus longtemps, mais c'est l'époque où il a intégré le festival (sur 30 000 m2 d'exposition au Palais des festivals, le jeu vidéo n'en occupe « que » 2 000, Ndlr). Rien de plus logique ,tant le jeu vidéo a influencé le jeu de plateau traditionnel qui se porte aujourd'hui à merveille avec une croissance à deux chiffres. » Question de génération, aussi. « Les premiers joueurs d'hier sont les quadras et quinquas d'aujourd'hui, qui assument une culture jeu vidéo. Et qui n'hésitent à transmettre leur passion à leurs enfants. Tout cela est en train de bouger dans le bon sens. »

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.