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"Privatisation" de la plage publique: à Menton et Roquebrune, la bataille des transats reprend

C'est une mauvaise habitude prise par les touristes et qui révolte les locaux. Depuis plusieurs années, de nombreux vacanciers installent leurs chaises, transats ou parasols dès le petit matin avant de déserter les lieux.

L.D. Publié le 21/07/2021 à 10:15, mis à jour le 21/07/2021 à 10:16
Quand les places près de l’eau sont chères, c’est à celui qui se lèvera le plus tpot pour poser sa serviette... et repartir pour revenir plus tard. (Photo Lucas Dupont)

L’histoire n’a rien de nouveau. Mais elle cristallise toujours autant les tensions l’été sur les plages mentonnaises. Chacun veut sa place au plus près de l’eau. Quitte à arriver aux aurores pour disposer serviettes et parasols à deux pas de la mer et s’en aller pour revenir quelques heures plus tard.

Une façon de faire qui provoque de nombreuses tensions comme le souligne Alice Hertz: "Des fois, cela nous arrive de traiter des conflits. Soit on arrive à calmer tout le monde, soit on appelle la police municipale."

Parmi les touristes, les Italiens seraient des adeptes de cette pratique. Cette pratique, qui était répandue de l’autre côté de la frontière, y a été pourtant interdite en 2016. Désormais, tout contrevenant s’expose là-bas à une amende de 200 euros. En France, aucune sanction n’est prévue pour le moment.

 

"Je ne laisserai jamais mes affaires sur la plage, concède Marie. C’est beaucoup trop risqué, d’autant plus que l’on peut revenir plus tard, quitte à se mettre ailleurs."

"Je ne comprends pas que les gens fassent cela, lance Frédéric. Ils prennent de la place pour rien, et on ne peut pas s’asseoir où l’on souhaite."

Si certains sont dans l’incompréhension, d’autres sont davantage dans l’indifférence, à l’image de Céline: "Les gens font ce qu’ils veulent. Mais ils ne doivent pas s’étonner s’il y a des vols…"

Car il arrive également des mésaventures aux personnes qui laissent leurs affaires sur les plages. Par exemple, des vols de parasol ont déjà été signalés aux maîtres-nageurs sauveteurs. "On ne peut rien y faire, reconnaît Alice Hertz. On n’est pas la police, et c’est mieux de ne rien laisser sur la plage durant plusieurs heures…"

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