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Prince Charles Ortelli : La panne de Bahreïn a enfanté un monstre

Mis à jour le 26/05/2019 à 10:25 Publié le 26/05/2019 à 10:25
Clivio Piccione.

Prince Charles Ortelli : La panne de Bahreïn a enfanté un monstre

1.

1. « En 2018, chez Alfa Romeo-Sauber, il lui avait fallu un peu de temps avant d’exploiter 100 % de son potentiel. Alors je m’attendais à ce qu’il négocie encore les premières courses lointaines avec le curseur à environ 80 %. Pour moi, quelque part, ce fut donc une bonne surprise de le voir d’entrée plus rapide que son coéquipier. Franchement, Sebastian Vettel a du souci à se faire. À son contact, Charles va grandir encore plus vite qu’en compagnie de Marcus Ericsson. Et l’écart entre eux en performance pure va croître irrésistiblement. »

2. « Depuis le début de saison, en course, quatre fois sur cinq, le jeune pilote qui vient de débarquer avec une seule année d’expérience dans les pattes a roulé à un moment ou à un autre devant le leader quadruple champion du monde. Si je comprends l’embarras de l’état-major de Ferrari, j’ai du mal à saisir certains ordres bizarres, voire scandaleux. OK, sans doute n’avaient-ils pas imaginé une telle situation. Regardez Mercedes : Toto Wolff ne se crée aucun problème de ce genre. Chez eux, celui qui va plus vite gagne la course. Tout est clair. Maintenant, à mon avis, ces consignes sont appelées à disparaître. La domination de Charles en piste va aller crescendo, donc elles n’auront bientôt plus lieu d’être… »

3. « Je ne me pose pas la question de savoir s’il va en gagner une cette année. Parce qu’il va en gagner une, peut-être plus. En fait, la panne le privant d’une victoire qui lui tendait les bras à Bahreïn a enfanté un monstre. Comme Senna, lorsque celui-ci a vu sa remontée fantastique sur Prost lors du Grand Prix de Monaco 1984 interrompue par le drapeau à damier brandi beaucoup plus tôt que prévu, pour des raisons de sécurité. Ensuite Ayrton s’est transcendé, d’abord pour battre des McLaren bien supérieures au volant d’une Lotus. Puis pour réussir une moisson exceptionnelle. Voilà, depuis Bahreïn, Charles, c’est un monstre. Comme Senna. Comme Hamilton. Lewis l’a compris tout de suite, d’ailleurs. »

4. « En 2018, Vettel possédait toutes les cartes pour gagner le titre. Il l’a perdu à cause de ses erreurs. Trop de fautes. Hamilton aurait été champion du monde au volant d’une Ferrari. Vettel en a conscience. Cette dernière saison, vous savez, elle a forcément laissé des traces. D’un côté, il y a un champion qui doute, qui se demande s’il ne vient pas de manquer sa meilleure occasion de coiffer une couronne avec le cheval cabré. Et de l’autre, un gamin qui est déjà le chouchou des tifosis et qui veut vivre son rêve à fond. Charles montera sur la plus haute marche du podium cette année. Et il finira devant. »

Stéphane Ortelli, vainqueur puissance 2 à Monaco en Porsche Supercup (2000, 2001).
archives Nice-Matin
J.-.F. O.
DR

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