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Pourquoi les ruches prolifèrent en ville

Mis à jour le 03/05/2018 à 05:16 Publié le 03/05/2018 à 05:16
Non, ce n'est pas une forêt. C'est juste le toit du Musée des timbres et monnaies de Fontvieille. Un endroit idéal pour les ruches : bien exposé, près du rocher, et à l'écart du trafic des humains.
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Pourquoi les ruches prolifèrent en ville

Les environnements urbains, en particulier à Monaco, pourraient devenir des refuges pour les abeilles. On vous explique pourquoi l'apiculture urbaine est en pleine croissance

Quand on a vu que le prince Albert II était à Marseille pour la création d'une union apicole transfrontalière, notre curiosité a été piquée au vif. On s'est dit : « Mais au fait ! Il y a des ruches à Monaco ! Dans quel état sont-elles ? »

Alors on est allé butiner des infos pour faire le point, et on n'a pas été déçu du voyage.

Un bel après-midi ensoleillé de la semaine dernière, nous sommes allés à la rencontre de Georges Restellini, chef de section jardin à la direction de l'aménagement urbain de Monaco. C'est un peu le patron des espaces verts du gouvernement princier. Et question butineuses, il en connaît un rayon.

À Fontvieille depuis 2011

Confortablement installé sur les terrasses de Fontvieille, il nous fait découvrir les ruches installées sur le toit du Musée des timbres et monnaies. Des ruches visibles, mais pas directement accessibles pour la sécurité des passants et des ouvrières.

Tout a commencé en 2011, quand l'Union nationale des apiculteurs français (Unaf) a sollicité le gouvernement monégasque pour installer des ruches en territoire urbain. « Le but, c'est de montrer que les villes sont moins polluées que les campagnes qui sont ravagées par les pesticides. Comme on avait un doute, en 2010, on a installé une seule ruche. En 2011, on a signé une convention avec l'Unaf. On s'est engagé à en installer cinq. Aujourd'hui, on en a entre neuf et dix. Nous avons des contrats renouvelés tous les trois ans avec l'Unaf et on s'engage à communiquer au niveau français et européen sur la protection des abeilles. »

Démystifier l'abeille

Une communication qui passe par les Apidays, des journées de découverte du monde merveilleux des copines de Maya. Généralement organisée mi-juin, cette journée est l'occasion de faire découvrir aux enfants les particularités de la ruche. « On leur apprend la pollinisation, on leur explique que c'est grâce aux abeilles que l'on peut se nourrir. Et l'extraction du miel est l'occasion de montrer que l'abeille n'est pas un insecte agressif comme un frelon ou une guêpe. »

Tropical et exotique

Le miel est extrait à l'occasion de ces journées, mais aussi en hiver, à la fin de la saison. La récolte de printemps est essentiellement constituée de pollens de chênes, lavandes, romarins et agrumes, mais le miel d'hiver a une petite particularité. « En septembre, le miel est composé essentiellement de pollens de palmier. Le laboratoire qui procède aux analyses classe notre miel dans la catégorie des miels tropicaux et exotiques. »

Tour Odéon

Une analyse que n'a pas encore faite Jessica Sbaraglia, de « Terre de Monaco ». La maraîchère urbaine propose également, en plus des cultures sur terrasses, d'installer et d'entretenir des ruches. Il y en a déjà quatre à côté de la tour Odéon. « Nous n'avons pas encore récolté le miel, parce que cela ne fait pas assez longtemps, mais les abeilles vont bien. Elles ne sont pas du tout agressives. Bientôt nous allons rajouter six autres ruches un peu plus loin sur le terrain. »

Elle a déjà proposé ce service à plusieurs entreprises qui ont sollicité des devis dont l'examen est en cours.

L'installation dans les entreprises est surveillée de près par le gouvernement. « Nous ne souhaitons pas que les entreprises fassent un simple coup de com', et délaissent les ruches par la suite », explique George Restellini.

Pas question donc faire le buzz sur le dos des ouvrières.


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