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Pourquoi Le Sass Café est-il toujours fermé? La direction s’explique

Mis à jour le 26/08/2020 à 21:05 Publié le 26/08/2020 à 21:01
Il faudra encore patienter avant de pouvoir se rendre à l’établissement phare de l’avenue Princesse-Grace.

Il faudra encore patienter avant de pouvoir se rendre à l’établissement phare de l’avenue Princesse-Grace. Photo Cyril Dodergny

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Pourquoi Le Sass Café est-il toujours fermé? La direction s’explique

L’établissement de nuit doit rouvrir le 4 septembre prochain, après avoir testé à nouveau tout le staff et fait entièrement désinfecté les lieux. Six salariés ont été touchés par le virus.

Un coup de tonnerre dans la nuit monégasque. Le 22 août dernier, alors que 250 personnes avaient réservé leur table pour passer la soirée au Sass Café, l’établissement phare de l’avenue Princesse-Grace fermait ses portes une heure avant de démarrer son service.

La raison? Plusieurs cas de Covid-19 détectés parmi le personnel. Alors qu’un "extra" avait été testé positif deux jours avant, la direction avait pris le parti de faire contrôler ses 42 salariés ainsi que 24 prestataires (voituriers, photographes…).

Quatre tests sont revenus positifs. Et deux autres se sont ajoutés à la liste, dans les jours qui ont suivi.

Depuis, statut quo. L’établissement de nuit est toujours fermé encore pour quelques jours. Son propriétaire, Samy Sass, explique pourquoi.

Quel est la situation aujourd’hui pour le Sass Café?
Nous avons réalisé les tests le 19 août dernier. L’idée est de respecter quatorze jours avant de rouvrir. Dans l’idéal, nous projetons une réouverture le 4 septembre.

Lundi prochain, nous organiserons de nouveaux tests pour tout le personnel afin d’être certains d’ouvrir dans de bonnes conditions. Et nous allons désinfecter tout l’établissement, à nouveau, 48 heures avant l’ouverture.

Comment vont les employés avérés positifs et porteurs du virus?
Ils vont bien, ils sont asymptomatiques. Un seul employé avait des symptômes. Il s’est avéré positif après un nouveau test. Ce qui porte le nombre total à six personnes touchées.

Vous avez pris la décision de fermer le 22 août dernier ; quelles ont été les préconisations du gouvernement?
Ce n’est pas le gouvernement qui m’a demandé de fermer, c’est moi qui en ai pris l’initiative. Je l’ai fait car j’ai craint que d’autres cas se révèlent positifs.

Concernant le gouvernement, nous avons travaillé main dans la main avec le Ministre d’État Serge Telle, le conseiller de gouvernement Jean Castellini et le docteur Eric Voiglio de la DASS. Ils ont été, tous, très à l’écoute.

Et pour nos salariés, le CTTR a été pris en compte, bien que la décision de fermer vienne de nous.

Financièrement, cette fermeture représente une perte conséquente en pleine saison?
En effet, oui. Mais avec mon père, nous l’avons dit depuis le départ : la sécurité des gens avant tout. Dès que l’on a senti qu’il y aurait pu avoir un risque, nous n’avons pas hésité à fermer.

Certains diront que cinq cas, ce n’est pas énorme, mais c’est notre choix. La décision a été prise une heure avant le service, nous avions 250 couverts réservés, une très grosse soirée en perspective…

Beaucoup de clients vont ont témoigné leur soutien sur les réseaux. Certains, venus les jours précédant la fermeture, ont-ils eu des craintes?
Nous avons reçu des appels de clients qui nous demandent qui, dans l’équipe, a le Covid. Mais je leur ai répondu, et je le répète, que même si des membres de l’équipe ont été testés positifs, les clients n’ont pas de souci à se faire.

Depuis notre réouverture, nous respectons scrupuleusement les gestes barrières vis-à-vis de la clientèle. C’est pourquoi nous n’avons pas ouvert en juin, mais seulement le 1er juillet, pour mettre en place les meilleurs protocoles.

Malgré tout, cette saison a été très particulière…
A Monaco, ça a été très dur, car beaucoup de clients disaient: "On ne vient pas à Monaco car on ne peut pas faire la fête, alors on va à Cannes, à Saint-Tropez".

Je crois qu’en Principauté, le gouvernement a bien fait de nous imposer des règles plus strictes, avec notamment la limitation des décibels pour la musique, qui n’incite pas les gens à danser.

Ce sont des règles qui visent le long terme. Car à la différence de Saint-Tropez où l’activité est forte seulement trois mois par an, à Monaco, nous travaillons toute l’année.

Vous êtes né dans le monde de la nuit, pensez-vous qu’un retour à la normale est possible à plus ou moins long terme?
Ce que je crois, c’est qu’il faudra s’habituer à vivre avec ce virus et protéger les plus vulnérables. Notre métier a pris un sacré coup, c’est certain. Je n’ai pas de boule de cristal pour prédire l’avenir.

Pour cette année 2020, c’est foutu, il faudra voir l’évolution du virus avec l’espoir de pouvoir reprendre normalement à l’été 2021, sinon ce sera compliqué.

Déjà, nous nous sommes adaptés avec les gestes barrières, on a également arrêté la musique live.

C’est toute notre façon de travailler qu’il faudra revoir.


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