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Pourquoi la langue monégasque n'est pas près de disparaître (et c'est tant mieux)

Mis à jour le 08/05/2019 à 09:03 Publié le 08/05/2019 à 09:25
L’épreuve écrite était composée d’un texte inconnu et de questions sur le programme.

L’épreuve écrite était composée d’un texte inconnu et de questions sur le programme. Photo Cyril Dodergny

Pourquoi la langue monégasque n'est pas près de disparaître (et c'est tant mieux)

Mardi, 122 élèves ayant choisi l’option monégasque ont subi l’épreuve écrite de l’examen. C’est une fierté pour eux de perpétuer cette tradition, ancrée dans la vie de Monaco.

Il a été lancé en 1981 par le prince Rainier III. Ce concours est devenu essentiel dans la scolarité monégasque. C’est une façon de préserver l’histoire de Monaco et sa langue. Le module monégasque est obligatoire de la 9e (CE2) à la 5e. Les élèves de la 4e à la Terminale voient cette matière devenir une option, qu’ils pourront passer au baccalauréat.

En Principauté, sept professeurs naviguent dans les différents établissements pour enseigner la langue. Les cours sur l’histoire de la Principauté sont à la charge des enseignants d’histoire.

"Quand on a bien appris, c’est simple"

"C’est un facteur d’intégration. La langue et l’histoire sont essentielles dans l’apprentissage de la culture et de la conservation du patrimoine. Si on perd notre langue, on perd notre identité", confie Karyn Salopek, coordinatrice pour la langue monégasque.

Cette année, 1 241 élèves passent les épreuves écrites. Ces derniers ont des questions sur la langue et l’histoire de Monaco. Pour ceux qui ont pris l’option, les sujets portent uniquement sur la langue. "C’est extrêmement important et c’est pour ça que j’ai tenu à toujours faire du monégasque. Quand on a bien appris, c’est très simple", explique Kelly, élève en 3e au collège Charles-III et 4e du concours en 2018.

Après les épreuves écrites, les 70 meilleurs seront sélectionnés pour l’oral, qui aura lieu du 3 au 6 juin, à la mairie. Le jury sera composé de différents membres du Comité national des traditions monégasques.

"C’est une fierté"

"J’ai toujours voulu participer à l’épreuve orale. Pour moi, c’est une fierté parce que j’aime beaucoup le monégasque. Si la langue n’était pas enseignée dans les écoles, je pense qu’elle disparaîtrait", raconte Gaia, élève en terminale au collège FANB, et qui a remporté les deux dernières éditions.

Gaia fait partie des neuf élèves à avoir choisi de présenter cette option au bac, en 2019. Ceux qui auront passé l’oral seront conviés à la remise des prix, le 17 juin prochain, dans la cour d’honneur de la mairie. Ils seront tous récompensés. Les différents représentants de Monaco seront présents. Comme pour les éditions précédentes, le prince Albert II remettra de nombreux prix.

Ce concours a maintenant 39 ans et il n’est pas près de disparaître. Tout comme la langue monégasque…


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