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Pour que la langue monégasque vive toujours

Mis à jour le 04/06/2019 à 09:14 Publié le 04/06/2019 à 10:00
Chaque élève passe devant un jury assis en lieu et place de l’habituel conseil communal.

Chaque élève passe devant un jury assis en lieu et place de l’habituel conseil communal. Photo Cyril Dodergny

Pour que la langue monégasque vive toujours

La phase orale du concours de langue monégasque est lancée. Les élèves se succèdent devant un jury majoritairement composé de membres du Comité des Traditions Monégasques

Le Monégasque est un élément culturel essentiel de la Principauté. C’est l’une des raisons pour laquelle se tient, chaque année depuis 1981, le concours de langue monégasque. Une première phase d’épreuves écrites tient lieu de sélection. Les meilleurs des participants peuvent alors passer la phase d’épreuves orales dans la salle du Conseil de la mairie, qui a commencé ce lundi et se poursuit jusqu’à demain. Tous, hormis une exception : les Terminales. Pour eux, l’option monégasque est une épreuve orale du baccalauréat qu’ils passeront à la fin de l’année.

Cet oral est composé de la lecture d’un texte à voix haute, de 4 ou 5 questions, puis de l’explication d’un texte étudié en classe. Pour les plus jeunes, c’est une petite traduction qui est demandée, suivie de quelques questions sur un texte.

Les résultats aux épreuves écrite et orale permettent d’établir le classement final. Il est révélé à la remise des prix, qui se tient dans la cour d’honneur de la mairie. Elle aura lieu cette année le lundi 17 juin, en présence des hautes autorités de la Principauté.

Le Monégasque est une tradition très importante pour la principauté et son enseignement semble primordial aux yeux de Michel Coppo, vice-président du Comité des Traditions Monégasques. Il voit en ce concours un réel moyen de s’accrocher à l’histoire du pays. « Un pays qui ignore son passé, son histoire et ses racines, c’est un pays qui n’a pas d’avenir ». Pour lui, apprendre la langue est un moyen pour les élèves étrangers de s’intégrer dans la communauté, et pour les élèves monégasques d’échanger, dans cette langue, avec leurs familles. L’enseignement est obligatoire des classes de 7e à la 5e, il devient ensuite optionnel entre la 4e et la Terminale.

Si de moins en moins de familles communiquent en Monégasque, il reste tout de même des locuteurs. Pour Karyn Ardisson-Salopek, professeure et coordinatrice pour la langue monégasque, le concours est un moyen pour les élèves de jauger leur niveau mais surtout, il est une « belle vitrine de la langue monégasque ». Une langue qui véhicule une histoire, à savoir qu’à l’époque, le Monégasque se prononçait différemment d’un quartier à l’autre. Aujourd’hui, les professeurs enseignent et expliquent à leurs élèves que chacune des prononciations est admise. Aucune différence n’est faite en classe entre celui qui était parlé sur le Rocher ou au quartier des Moulins.

C’est donc pendant ces quelques jours et à travers les épreuves écrites et orales que la langue perdure dans la Principauté.


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