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Pour les dix ans du second restaurant de Joël Robuchon, l'hôtel Métropole se met à l'heure du Japon

Mis à jour le 28/09/2018 à 08:39 Publié le 28/09/2018 à 10:00
L'artiste a préparé depuis plusieurs ces papillons en origami qui vont vivre l'installation accrochée au cœur de l'hôtel.

L'artiste a préparé depuis plusieurs ces papillons en origami qui vont vivre l'installation accrochée au cœur de l'hôtel. Photo Métropole

Pour les dix ans du second restaurant de Joël Robuchon, l'hôtel Métropole se met à l'heure du Japon

L'artiste Tsuyu Bridwell signe une création très poétique dans le lobby composé de centaines de papillons en origami. Une façon de célébrer le dixième anniversaire du restaurant Yoshi.

C'était il y a dix ans. Joël Robuchon apportait à Monaco une touche du Japon qu'il aimait tant en ouvrant Yoshi. Son deuxième restaurant en Principauté mettant en avant la cuisine japonaise.

En une décennie, cette table asiatique logée au cœur de l'hôtel Métropole a décroché une étoile au guide Michelin. Et pour cette date anniversaire, le palace a choisi de célébrer l'événement avec dix événements ponctuant l'automne.

La série commence avec l'installation dans le lobby d'une œuvre sculpturale signée Tsuyu Bridwell. L'artiste, née d'un père coréen et d'une mère japonaise, est arrivée en France à l'âge de 8 ans.

De son enfance au Japon, elle a conservé l'art de l'origami - le pliage du papier - que l'on enseigne dès la maternelle. "C'est ancré dans notre culture, explique-t-elle. Mais je ne suis pas une origamiste, j'utilise la technique comme support."

L'art de l'éphémère

C'est cette technique qui sert de base à "A wish on a wing", l'installation qui trône dans le hall de l'hôtel. Trois suspensions immaculées surplombées par des nids de papillons en papier plié, comme un essaim, dont certains s'échappent sur les fils de nylon tombant vers le sol.

"L'origami était une bonne façon de représenter un essaim de papillons. Comme un parallèle à la légende japonaise qui dit que si on souhaite qu'un vœu se réalise, il faut plier mille grues en papier."

Depuis le mois d'avril, Tsuyu Bridwell travaille sur ce projet monégasque. Elle a réalisé seule tous les pliages à base d'un papier coréen en fibre de mûrier. Un matériau qui donne de l'éphémère à sa création. Mais qu'elle aime particulièrement.

"Je crois que c'est dans ma culture que d'utiliser le papier nu. Ce papier que l'on l'utilise pour faire des cloisons et des murs dans les maisons traditionnelles au Japon ou en Corée. On a l'habitude d'avoir des choses qui ne durent pas, surtout au Japon où les catastrophes naturelles détruisent tout et on reconstruit. Nous n'avons pas des châteaux de pierre."

Pour les amateurs, Tsuyu Bridwell sera de retour pour une master class d'origami, le 21 novembre en Principauté.

à partir de 1 €


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