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Pour le réalisateur de documentaire Frédéric Laurent, "Monaco n'a rien d'une Principauté d'opérette"

Mis à jour le 30/07/2019 à 08:50 Publié le 30/07/2019 à 10:15
Le journaliste Frédéric Laurent prévoit de réaliser cinq documentaires sur l’histoire de la musique à Monaco. Vaste programme…

Le journaliste Frédéric Laurent prévoit de réaliser cinq documentaires sur l’histoire de la musique à Monaco. Vaste programme… Photo J.D.

Pour le réalisateur de documentaire Frédéric Laurent, "Monaco n'a rien d'une Principauté d'opérette"

Le gouvernement est producteur d’une série de films documentaires qui retracent la vie musicale en Principauté. Un projet ambitieux confié au journaliste Frédéric Laurent et son fils Jérémie

Ses enfants sont musiciens. Lui a écrit, entre autres, une encyclopédie du violon. Frédéric Laurent, journaliste et Enfant du pays, travaille depuis le début de l’année, avec son fils Jérémie, pour une série de films documentaires qui retraceront 150 ans de musique en Principauté.

Un sujet pointu certes, mais qui n’a rien d’anecdotique puisque, selon Frédéric Laurent, "depuis la fin du XIXe siècle, l’art de la musique - notamment l’opéra - a toujours été d’un niveau semblable à celui des grandes capitales européennes et même mondiales."

Quelle est exactement la commande du gouvernement princier ?
Le projet s’intitule "Monaco et la musique". La Principauté moderne, c’est-à-dire celle qui naît au lendemain de 1860 où le territoire est réduit comme peau de chagrin, s’incarne dans la culture. Et son incarnation artistique c’est la musique, c’est-à-dire l’opéra, les ballets et l’orchestre. C’est un des éléments dominants de son existence.

Vous voulez dire que la musique légitime Monaco comme une vraie capitale mondiale?
La musique porte Monaco culturellement depuis 130 ans à un niveau très élevé. Elle est d’un niveau comparable à Paris, Londres, Berlin... Cela n’a rien d’une Principauté d’opérette! En 1860, il y a mille habitants sur le Rocher. Le Casino va drainer les joueurs et le tourisme naissant. En une vingtaine d’années plus tard, Monaco va devenir un point de rencontres internationales.

Combien d’épisodes allez-vous faire?
Quatre ou cinq… L’idée initiale était d’en faire quatre mais au fur et à mesure de l’avancement de notre travail, nous découvrons la richesse du sujet. La durée de chaque documentaire variera selon les thèmes mais sera d’environ une heure.

L’angle principal, c’est l’art lyrique?
C’est l’opéra qui fait connaître Monaco comme lieu musical. Au début de la création du Casino, le prince Charles III impose un cahier des charges artistique à la Société des Bains de Mer. Au milieu des années 1870, il y a la création de l’Opéra de Monte-Carlo avec de vraies saisons lyriques. La Salle Garnier sera un écrin magnifique.

Quels seront les autres thèmes développés?
C’est vrai qu’il y a énormément de choses à raconter autour de l’opéra. Un simple exemple : en 1893, avec la création de La Damnation de Faust de Berlioz, qui est à l’origine un oratorio, le directeur d’opéra Raoul Gunsbourg a le génie d’en faire un opéra. L’œuvre aura le succès que l’on sait. Entre 1893 et 1940, ont été créés à Monaco plus de quatre-vingts opéras, soit presque deux par an. Je ne suis pas sûr que l’on en ait créé autant à La Scala de Milan qui est le temple historique de l’opéra, ou encore à l’Opéra de Paris.

Monaco a également accueilli les plus grands artistes?
La question n’est pas de savoir qui est venu mais bien plutôt qui n’est pas venu à Monaco ! Tous les plus grands chanteurs, musiciens, metteurs en scène, depuis 150 ans, se sont produits à Monte-Carlo, au moins pour un concert ou un opéra, quand ce n’est pas vingt fois ! Massenet, qui a créé sept ou huit opéras ici, et Saint-Saëns, qui a, lui, créé ses trois derniers opéras à Monaco, habitaient au palais quand ils séjournaient à Monaco. Massenet et Berlioz ont leur statue ici. Or, le pays, par sa petite taille, a toujours eu besoin d’affirmer son identité, son existence même. Cette vie culturelle légitime la permanence de la Principauté. À Paris ou à Londres, l’offre est plus nombreuse certes. Mais pas forcément de meilleure qualité. Monaco se hausse donc au niveau des plus grandes capitales musicales.

Où en êtes-vous de l’avancée de votre travail?
Nous avons déjà 300 heures de rush: des interviews de chefs et solistes, des répétitions et des générales...

Comment s’est monté ce projet initialement?
Quand j’ai eu cette idée, je suis allé voir le ministre d’État qui m’a donné son aval. Puis je suis allé voir le souverain qui a validé ce projet. C’est une commande du gouvernement.
La direction de la Communication est le producteur ; le coproducteur étant une société que mon fils et moi avons. C’est un très gros budget car ce sera un outil patrimonial pour Monaco mais aussi un outil de communication. Rien ne sera fini avant fin 2020. Nous avons encore des tournages à faire. Nous allons filmer l’orchestre qui est évidemment pivot. Au travers de ce sujet, on a une esquisse de toute l’histoire de la musique, qui englobe l’Opéra, le Philharmonique et les Ballets.


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