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Pour des élus du conseil national de Monaco, le projet de restructuration du futur héliport est surdimensionné

Mis à jour le 14/12/2017 à 12:17 Publié le 14/12/2017 à 12:00
L’héliport, construit au début des années 80, a déjà connu plusieurs phases de réfection. Ce projet-là serait un lifting complet.

L’héliport, construit au début des années 80, a déjà connu plusieurs phases de réfection. Ce projet-là serait un lifting complet. Photo archives Monaco-Matin

Pour des élus du conseil national de Monaco, le projet de restructuration du futur héliport est surdimensionné

En séance publique du conseil national, certains élus ont jugé dispendieux les 80 millions d'euros promis à ce chantier. Des travaux jugés "réalistes" selon le ministre d'état pour pérenniser le site

C'est un serpent de mer… avec vue mer. Évoquée de longue date, la restructuration de l'héliport de Monaco apparaît nécessaire quand on voit l'aspect des bâtiments sortis de terre au début des années 1980.

Pour autant, en séance publique du conseil national, certaines voix se sont élevées contre un projet jugé surdimensionné.

"Quelle mouche vous a piqué quand vous avez imaginé la restructuration de l'héliport?", questionne Philippe Clerissi.

"Le futur bâtiment comme un long ver marin s'étale en longueur sur le front de mer pour satisfaire les besoins de deux compagnies aériennes en méforme. Vous avez en effet coupé les vivres de la première et imposé un cahier des charges tellement drastique à la seconde qu'elle n'a aucune chance de pouvoir dégager le moindre bénéfice. De ce fait, la situation devient à la fois grotesque et alarmante."

Un sujet, mis sur la table, aussi, par le vice-président, Marc Burini, en rapportant mardi soir le projet de loi devant l'assemblée.

"Cette opération inscrite au triennal pour près de 80 millions d'euros, constitue, en revanche, un exemple à ne plus suivre. En effet, le recensement des besoins auprès des utilisateurs a conduit à un surdimensionnement du projet. On ne peut pas engager l'État dans des projets élaborés en agrégeant les desiderata de chaque utilisateur", a lancé Marc Burini invitant le gouvernement, dès ce budget, à "revoir à la baisse la taille et le coût de ce projet, par une inscription modificative au triennal."

Réelles nécessités

En coulisses, le projet architectural ne semble pas avoir convaincu les élus qui en ont longuement débattu en séance privée. Pas plus que la nécessité de redimensionner et renouveler l'établissement.

Sur le siège, le ministre d'état a précisé mardi soir avoir "procédé en interne au réexamen complet du projet, au regard des remarques que vous aviez formulé. La conclusion est simple et j'aurais préféré qu'elle soit différente compte tenu du coût de cet équipement : le programme établi correspond à de réelles nécessités et anticipe de réels besoins. La restructuration a été conçue sur des bases sérieuses et réalistes."

Et de lister en premier lieu le besoin d'élargir la piste actuelle, une contrainte de sécurité pour l'atterrissage et le décollage des hélicoptères.

"Les normes internationales en matière aéronautiques évoluent. Ne pas nous y adapter serait courir le risque que notre héliport ne soit pas homologué à l'horizon de quatre ou cinq ans."

Autre objectif de ces travaux : rénover l'héligare et les hangars attenants, "en développant des surfaces nécessaires à l'accueil des passagers et à leur enregistrement à destination finale avec toutes les contraintes de sécurité que cela impose".

À ceux s'y s'ajoutent des locaux "pour un coût marginal", dixit Serge Telle, pour les compagnies aériennes et des espaces de bureaux à louer.

"L'architecte a prévu en particulier un espace de restauration dont nous devons mesurer l'intérêt et la rentabilité. Nous allons nous y atteler."


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