“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Portes ouvertes à l’opéra : dans les coulisses d’ Ariodante

Mis à jour le 18/02/2019 à 10:17 Publié le 18/02/2019 à 10:16
 Les représentations d’Ariodante auront lieu à partir de vendredi. Attention: début de la représentation à 19 heures, le spectacle dure quatre heures.

Les représentations d’Ariodante auront lieu à partir de vendredi. Attention: début de la représentation à 19 heures, le spectacle dure quatre heures. Opéra de Monte-Carlo

Toute l'info locale + Des reportages exclusifs

Portes ouvertes à l’opéra : dans les coulisses d’ Ariodante

Le public a pu assister, samedi, au travail d’une répétition avec la grande cantatrice Cecilia Bartoli

Il est 14 heures 30 en ce samedi après-midi en la Salle Garnier. L’Opéra a organisé une opération « Portes ouvertes » permettant d’assister à une répétition de l’opéra baroque « Ariodante » - dont les représentations auront lieu à partir de vendredi prochain.

Les amateurs vont pouvoir assister au travail des artistes qui, d’habitude, s’effectue dans le plus grand secret. Parmi ces artistes, se trouve la célèbre Cecilia Bartoli. Oui, aussi incroyable que cela puis paraître, on va pouvoir assister au travail de la diva !

Soudain, les lourds rideaux se ferment devant les fenêtres donnant sur les jardins et la mer. Le noir se fait dans la salle. Seuls scintillent les écrans d’ordinateurs des techniciens qui ont installé leur vaste table de travail à proximité de la scène.

Deux pans de décor s’entrouvrent. Aussitôt, on aperçoit un premier personnage. Oui, c’est elle, la Bartoli en personne ! La diva ! Un frisson parcourt la salle. Elle est habillée... en homme, car dans les opéras baroques il arrive que les femmes jouent des rôles d’hommes. Ici, elle incarne un prince qui veut épouser la fille du roi d’Écosse. Le décor s’ouvre mal. Il faut recommencer. Un technicien bondit sur scène, arrange ce qui ne va pas. Le décor se referme, Cecilia Bartoli disparaît à nos yeux puis réapparaît. Cette fois-ci tout va bien. La diva s’élance dans ses sublimes vocalises, une épée à la main.

Le chef d’orchestre ajuste une nuance

Elle est magnifique ! Mais le chef d’orchestre, Gianluca Capuano, l’arrête. Sa voix tranchante monte depuis la fosse. Quoi, on ose interrompre la divine Bartoli ? Le chef veut légèrement modifier un phrasé. Et elle, la Bartoli, souriante comme tout, se laisse faire et recommence sans façon.

La répétition continue. Les chanteurs se succèdent. Le chef d’orchestre interrompt, ajuste une nuance, modifie un tempo. Les assistants du metteur en scène vont et viennent, écouteurs sur les oreilles, modifient le geste de bras d’un chanteur (« Tu dois être plus féroce, plus méchant dans ton geste ! »), déplacent un accessoire.

Le spectacle, pourtant, est déjà bien rodé. Il a été donné au prestigieux festival de Salzburg en Autriche. Mais on a l’impression que tout le monde veut encore l’améliorer. L’orchestre est celui des « Musiciens du prince » - cet ensemble créé par Cecilia Bartoli et Jean-louis Grinda, qui propage à travers l’Europe le prestige musical de la Principauté.

Le public est heureux. Au bout de l’après-midi, il aura reçu un bel exemple d’humilité : on a beau être un grand chanteur international, si on veut le rester il ne faut rien laisser au hasard, il faut travailler dans le détail, travailler encore, travailler sans cesse…

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.