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Points tatoués : 13 000e pour la lutte contre le cancer

Mis à jour le 06/02/2019 à 16:58 Publié le 06/02/2019 à 16:58

Points tatoués : 13 000e pour la lutte contre le cancer

Grâce à son initiative amorcée début janvier, un point tatoué contre de l’argent, le salon de tatouage « Dixième Art » a récolté une coquette somme pour la recherche contre le cancer

Le 2 janvier dernier à Monaco, le studio de tatouage « Dixième Art » lançait une initiative pour le moins originale et qui a porté ses fruits. Un point tatoué contre de l’argent, afin d’aider le centre niçois Antoine-Lacassagne, dans sa recherche contre le cancer. Ce lundi, Journée mondiale contre le cancer, l’opération est désormais terminée et la propriétaire du salon est ravie des retombées économiques de cette dernière.

Un petit point pour une grande cause. « On n’imaginait pas récolter autant avec des points à 50 euros », se réjouit Noémie Costaglioli, qui tient le salon « Dixième Art », rue de Millo. Un mois après le début de l’opération, les tatoueurs du salon ont réussi à récolter, très exactement, 13 280 euros.

Et ils n’étaient que deux. Imaginez ce qu’aurait pu récolter un plus gros salon ou une plus grosse entreprise avec une idée aussi brillante.

Une coquette somme qu’ils iront reverser à la fin de ce mois de févier, au centre Antoine-Lacassagne de Nice.

Ce qui peut être surprenant pour l’un, ne l’est pas forcément pour l’autre.

« Le cancer, ça touche tout le monde »

« Au salon, nous avons l’habitude d’avoir tous les âges. Pour cette opération, des dames âgées de 70 et 75 ans sont venues se faire tatouer. Nous avons eu des gens de Marseille et même de plus loin qui ont fait le déplacement rien que pour ça. Et puis les étrangers ont aussi participé, on a beaucoup d’Italiens et d’Anglais par exemple qui ont joué le jeu. Car le cancer, ça touche tout le monde », rappelle Noémie Costaglioli.

Si c’est le point qui a été choisi, c’était essentiellement pour son caractère discret. Mais certains n’ont pas hésité à le mettre en valeur, en choisissant de se le faire tatouer sur le visage, les oreilles ou encore les mains.

Une manière de garder un souvenir indélébile de cette belle initiative.

Un coût de production de 25 euros

Si l’opération a plutôt bien fonctionné, la propriétaire du salon nous explique que le « Dixième Art » est un lieu où l’on est très engagé. « Nous avons ouvert il y a quatre ans et chaque année, nous essayons d’œuvrer pour une cause qui tient à cœur à l’un de nos tatoueurs. »

L’idée, ils l’ont déjà depuis longtemps, mais la mettre sur pied n’est pas aussi simple que de tatouer un point sur la peau de quelqu’un. Encore que…

Comme ça, ils paraissent insignifiants ces petits points, mais malgré tout, ils ont un coût.

« Chaque point nous a coûté environ 25 euros, parce qu’il fallait changer de matériel pour chaque client. Et puis, les gens pouvaient venir sans rendez-vous, alors il a bien fallu s’organiser pour composer avec les autres clients, qui eux avaient rendez-vous pour se faire tatouer », nous apprend la propriétaire des lieux.

Encore temps de faire un don

Avant d’ajouter : « Si pour une raison ou une autre, vous n’avez pas pu vous faire tatouer, il est toujours possible de faire un don sur le site internet du centre Antoine-Lacassagne de Nice. »

Le jeu en valait la chandelle. Car même s’ils ont mis du temps à organiser cette opération et qu’elle a eu un certain coût, tout le monde est ravi de l’issue de celle-ci.

L’année prochaine, « Dixième Art » s’engagera pour une autre cause, ou peut-être la même, qui sait ?


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