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Plusieurs centaines de kilos de déchets collectés lors d'opération de ramassage citoyen à La Turbie

Mis à jour le 05/09/2019 à 08:34 Publié le 05/09/2019 à 09:30
L’équipe de collecte aura arpenté les rues du village avant de monter à la Pinède et la Tête de Chien.

L’équipe de collecte aura arpenté les rues du village avant de monter à la Pinède et la Tête de Chien. Photo Jean-François Ottonello

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Plusieurs centaines de kilos de déchets collectés lors d'opération de ramassage citoyen à La Turbie

Une collecte de déchets a réuni une dizaine de Turbiasques pour nettoyer la ville. Organisée par un salarié monégasque, cette première édition s’est (malheureusement) avérée fructueuse.

Les ghostbusters des temps modernes, avec gants et sacs-poubelles en guise d’outils. Dès 8 h 30 samedi dernier, Philippe Denis, un salarié monégasque, et ses compagnons d’un jour arpentent les rues du village de La Turbie, à l’affût du moindre détritus au sol.

Le jeune homme à l’initiative de cette première opération ne compte pas s’arrêter là et souhaite sensibiliser le plus de personnes possible.

Toutes générations confondues

"D’habitude, je fais ça seul. Quand je tombe sur un déchet dans la rue, je le ramasse. Mais j’ai de plus en plus de mal à expliquer à mon fils de 6 ans pourquoi on retrouve des bouteilles de verre dans la forêt et autres objets qui normalement doivent finir à la poubelle", explique Philippe Denis.

Alors, il y a quelques semaines, il a décidé de transformer son acte individuel en projet collectif.

"J’ai commencé par en parler autour de moi, puis à en faire la publicité sur les réseaux sociaux et mon compte Instagram. J’ai créé des flyers avec l’entreprise GS Communication à Monaco", développe le trentenaire, membre du comité des fêtes de la Turbie.

Beaucoup de bouteilles en verre et en plastique sont ramassées à la pinède.
Beaucoup de bouteilles en verre et en plastique sont ramassées à la pinède. Photo Jean-François Ottonello

Pour une première, il aura réussi à regrouper une dizaine de personnes, toutes générations confondues. Anaïta et Ersilia, respectivement 12 et 14 ans, ont voulu elles aussi participé à l’aventure: "À la maison, on trie, on fait attention à acheter local, on utilise l’application Yuka", disent-elles.

"J’ai même commencé à me servir d’Ecosia (Moteur de recherche solidaire. Il reverse 80% de ses bénéfices à un programme de reforestation, NDLR)", ajoute fièrement Ersilia.

Même Léo, 6 ans, le cadet du groupe met la main à la pâte pour récupérer les déchets abandonnés.

Les plus aguerris de la bande n’en sont pas à leur première collecte, à l’instar des membres de l’association Irahta (Institut de recherches archéologiques et historiques de La Turbie et de ses anciens territoires, NDLR).

"On a entendu parler du ramassage qu’organisait Philippe. On a alors décidé de venir. On en avait déjà fait un dans une grotte située dans le quartier des Craus", raconte Jean-Philippe, membre de l’association.

Des membres de l’association Irahta sont venus aider lors de la collecte.
Des membres de l’association Irahta sont venus aider lors de la collecte. Photo Jean-François Ottonello

Des trouvailles inattendues

Profiter de la nature est une chose, la polluer en laissant ses bouteilles et autres emballages en est une autre. Si nous ne sommes pas étonnés de trouver des mégots et autres bouteilles en verre ou en plastique, d’autres objets, plus insolites, viennent parsemer les hauteurs de la pinède.

"On a retrouvé un barbecue sauvage, une vieille selle de mobylette qui a l’air d’être ici depuis bien longtemps", liste un des promeneurs bénévoles de la matinée.

"Il y a beaucoup de bouteilles car les gens viennent squatter ici, notamment lors des feux d’artifice du concours Monaco Art en Ciel", confie Philippe.

Au total, plus d’une dizaine de sachets de 130 litres ont été remplis au cours de cette matinée avant de finir place Saint-Jean, pour un verre de l’amitié bien mérité.


Savoir+
Pour connaître les prochaines collectes, contactez le 06.88.92.72.62.

 


Durée de vie des déchets

Les déchets abandonnés en pleine nature constituent un véritable danger pour l’environnement. Leur dégradation naturelle peut s’avérer en effet extrêmement longue.

Les chiffres sont impressionnants. Il est bon de les avoir en tête.
- 2 à 5 ans pour les mégots de cigarettes.
- 3 mois pour les mouchoirs en papier.
- 5 ans pour les chewing-gums.
- 400 ans pour les sachets en plastique.
- 100 à 1.000 ans pour les bouteilles en plastique.
- 4.000 ans pour les bouteilles en verre.


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