“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Plus de cyber sécurité pour la smart Principauté

Mis à jour le 22/06/2017 à 13:30 Publié le 22/06/2017 à 05:27
Lors de la réunion d'information, le gouvernement a souligné que le cyber espace monégasque n'était pas infaillible, pour preuve la récente cyber attaque du CHPG.

Lors de la réunion d'information, le gouvernement a souligné que le cyber espace monégasque n'était pas infaillible, pour preuve la récente cyber attaque du CHPG. Photo L.M

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Plus de cyber sécurité pour la smart Principauté

Le gouvernement a réuni hier les « opérateurs d'intérêt vital » de Monaco au Grimaldi Forum pour leur expliquer pourquoi il faut se prémunir contre les cyber attaques

L'économie numérique présente plusieurs avantages indiscutables, totalement compatible avec les caractéristiques de Monaco : c'est généralement une activité propre, et qui demande peu de place, et c'est un extraordinaire vecteur de croissance. Ca tombe rudement bien ! Puisque l'espace est une denrée rare ici, et le prince Albert II a fixé des objectifs environnementaux ambitieux tout à fait compatibles avec l'idée du Silicon Valley monégasque, comme l'a indiqué Serge Telle lors de son apparition au Grimaldi Forum hier après-midi.

Protéger les intérêts fondamentaux

N'en jetez plus, c'est plus qu'assez pour décider que Monaco deviendra une smart Principauté. Comprenez un territoire complètement connecté, en avance sur son temps et ses voisins. Mais pour cela, il est plus que très nécessaire de renforcer la cyber sécurité. Car si notre territoire est réputé comme très sûr, notre cyber espace l'est beaucoup moins (pour preuve la récente cyber attaque du CHPG).

Alors la Principauté a décidé d'en parler un peu aux opérateurs d'intérêt vital. Quèsaco ? Ils ont été définis par la loi n° 1435 : ce sont les acteurs publics ou privés qui exercent dans des secteurs essentiels pour le fonctionnement des institutions et services publics, l'activité économique et la vie en Principauté, ainsi que ceux qui exploitent des établissements ou des structures (CHPG, les tunnels, les parkings) dont l'indisponibilité porterait atteinte aux intérêts de Monaco.

Cyber frisson

Et cette séance d'information a dû secouer quelques neurones et donner des sueurs froides.

Philippe Trouchaud, ingénieur en informatique de formation, et expert en cyber sécurité chez PwC a égrainé quelques anecdotes glaçantes, telle cette entreprise du CAC40 très connue, où la plupart des mots de passes étaient en fait le nom de l'entreprise. Tellement pratique, même pour un pirate amateur.

Il a également rappelé, devant des regards mi-interrogateurs, mi-coupables, que la plupart des entreprises ne connaissent pas la structure de leur propre réseau.

"De la même façon que les pompiers ont besoin d'une carte pour intervenir dans un immeuble, il faut un plan du réseau pour intervenir en cas d'attaque, et cela peut prendre plusieurs jours à définir." On a cru entendre des "gloups" dans la salle.

Une agence monégasque de sécurité numérique a même été créée l'an dernier. À sa tête, le contre-amiral Dominique Riban, ancien directeur de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, qu'il aime à appeler "les pompiers du cyber". Il n'a pas hésité à poser le scénario catastrophe d'une Principauté privée d'internet. "Mais pour cela nous devons savoir les conséquences. Et c'est pour cela que nous aurons besoin de travailler avec vous."


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.