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Plongée dans la réserve du Musée océanographique

Mis à jour le 13/08/2018 à 08:26 Publié le 13/08/2018 à 11:00
Avant de sauter dans le grand bain, les nouveaux arrivants sont mis en quarantaine.

Avant de sauter dans le grand bain, les nouveaux arrivants sont mis en quarantaine. Photo E.A.

Plongée dans la réserve du Musée océanographique

C’est un peu comme l’hôpital du musée. Dans le sous-sol, les aquariologistes comme Stéphanie Oregon prennent soin des pensionnaires et des nouveaux arrivants. Et même du corail…

Il fait chaud et humide. Des aquariums à foison. Peu de lumière. Une odeur marine flotte dans l’air. Bienvenue dans la réserve aquatique du Musée océanographique de Monaco, qui se trouve au sous-sol du majestueux bâtiment. C’est ici que Stéphanie Oregon travaille depuis huit ans.

Un BTS en biochimie, une spécialisation en laboratoire et un Master océanographique en poche, la jeune femme de 34 ans explique avec passion son métier d’aquariologiste.
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Dans la réserve, c’est elle qui est chargée des analyses de l’eau, mais pas que: "Je dois vérifier si l’eau est à bonne température, si elle a le bon pH, la bonne salinité, ce genre de choses. C’est un travail qui demande d’être en alerte continue. En pleine nuit, je peux être appelée s’il y a un problème. Il y a même des fois où je ne dors pas. Une canalisation peut exploser, par exemple."

"Je m’occupe également de toutes les espèces qui arrivent dans la réserve, selon mon domaine de compétence, poursuit l’aquariologiste. Car certains sont spécialisés dans les méduses ou dans les tortues. Il faut être polyvalent, mais aussi avoir un domaine de connaissances et de compétences spécifique."

Rien est laissé au hasard. Tout doit être extrêmement surveillé, car les espèces qui s’y trouvent sont pour la plupart fragiles et sujettes au stress.

Les nouveaux venus

La réserve a tout d’un laboratoire scientifique. Il y a des tuyaux et des branchements partout. Dans la zone dite "tropicale", un nouveau pensionnaire vient de faire son arrivée.

 

Photo E.A.

Dans un bac en plastique, un chelmon rostratus attend d’être mis en quarantaine. Mais avant de le plonger dans son aquarium, Stéphanie Oregon, un boîtier en main, vérifie si toutes les conditions relatives à l’eau sont réunies pour effectuer le transfert.

Tout est parfait, le petit poisson jaune et gris au bec allongé change de maison. Il y passera quelques jours et changera d’aquarium relativement souvent pour éviter les bactéries et les parasites. Plusieurs espèces sont réunies dans la réserve. Certains sont aussi là pour des petits soucis de santé.

Les blessés

Dans une pièce accolée à la zone tropicale, nous pénétrons cette fois dans la zone dite "Méditerranée". Il y fait beaucoup frais. Dans un bac, deux roussettes blessées attendent d’être soignées.

En cause, la période de reproduction où, par chamaillerie, les deux poissons présentent des blessures sur le ventre. Les attraper n’est pas une mince affaire. Elles gigotent dans tous les sens.

Mais Sophie Oregon sait comment les calmer. "Une fois sur le dos, elles ressentent comme une sensation de calme et sont plus facilement manipulables. Je vais leur mettre de la poudre pour permettre aux blessures de cicatriser plus rapidement et puis les changer de bacs pour éviter les infections."

Dans la réserve, la spécialiste accueille les espèces, les soigne si besoin, et s’occupe également de tout ce qui est relatif à la reproduction.

Culture du corail

Ils ne bougent pas, sont durs ou mous, servent de décoration ou de garde-manger et pourtant ils sont bel et bien vivants. De drôles de "plantes" colorées envahissent les aquariums et une énorme cuve leur est même réservée.

Photo E.A.

Au Musée océanographique, pas question d’utiliser des décors en carton ou en plastique. "C’est l’une de nos spécialités. Ici, tous nos décors sont naturels. La réserve est aussi utilisée pour la culture des coraux", explique Stéphanie Oregon.

À titre d’exemple, elle retire une des espèces de l’eau et nous montre comment réaliser une bouture. Elle se munit d’une pince et coupe précautionneusement un petit bout du corail et le remet dans l’eau. Tout simplement.

Comme à la maison

Dans quelque temps un nouveau corail se développera. "Il y a parfois des reproductions sexuées, c’est-à-dire que la reproduction se fait naturellement, mais c’est beaucoup plus rare", précise la biologiste.

Outre cette volonté de mettre du naturel dans les aquariums, les coraux sont aussi bénéfiques pour les diverses espèces du musée. Elles y trouvent de la nourriture et aiment fouiller dedans à longueur de journée.

Malgré la captivité, toutes peuvent profiter d’un environnement qui se rapproche au plus près de leur milieu naturel. Comme à la maison, en somme.


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